Un fragment de livre pour vous donner un petit aperçu de la plume de l’auteure :

Chaque Noël, les dindes volent contre les murs, et Soeur Lumière ponctue, comme une rengaine :

 » Je ne savais pas que cuites, les dindes volaient. »

Elle a beaucoup d’humour, Grande Soeur Lumière, ou alors de cynisme, j’ai pas encore bien compris la différence.

Moi, à chaque crise, je finis sous la table, le coeur à mille à l’heure (…)

Mon Avis :

Un livre intéressant mais un peu loin des promesses de son résumé ! 
C’est une bonne lecture même si j’avoue que sa quatrième de couverture promettait quelque chose de loufoque, drôle (dixit Le Parisien) et émouvant. Je n’ai retrouvé aucun de ces aspects lors de ma lecture. Ce livre m’a mise plutôt de mauvaise humeur, mal à l’aise et m’a rendue triste. L’histoire de la protagoniste est terrible, triste et bouleversante et en même temps, son point de vue est intéressant. 
Une famille pas comme les autres ! 
C’est une famille dysfonctionnelle. Une mère qui a fait des enfants sans avoir aucune fibre maternelle. Elle en a quatre de 3 pères différents, elle voulait à tout prix un garçon et manque de peau, il a fallu trois filles pour cela. Elle avait beaucoup d’argent mais il ne dure qu’un temps, surtout si on ne l’entretient pas. Et un père plus souvent absent que présent, un vrai butineur et beau parleur. Malgré tout, elle aime son père et oui, l’absence permet d’idéaliser les personnes. Sa mère, c’est une autre histoire. 
Une flopée de thèmes ! 
On peut dire que la vie de la protagoniste n’a pas été de tout repos. Elle en a vu des vertes et des pas mûres. Ses parents n’étant pas là pour la protéger ou même l’écouter. Ses sœurs et son frère ont chacun leur propre problème à gérer. Comment se construire quand les fondements sont déjà pourris ? Y a-t-il une possibilité de s’en sortir ? Comment être parent quand nos modèles ont été en dessous de tout ? Sommes-nous seulement capables de le voir ? Cette thématique est tellement intéressante et enrichissante pour mes réflexions. Vous aurez compris que la thématique de l’enfance, du modèle et de la famille est au centre de ce roman. 
Mais pas que ! Les junkies  (toxico, alcoolo…), les enfants de la DDASS qui ont parfois vécu 100 fois pire qu’elle (si on peut comparer) et les pédophiles font tous partie de l’entourage de la protagoniste à se demander ce qui est normal et s’il y a seulement une norme dans tout cela. Malgré une thématique assez noire, l’auteure arrive à impliquer sa.on lectrice.eur dans son histoire. 
Une plume à l’humour noire ! 
L’auteure allie l’humour noir à l’ironie. En général, je suis plutôt bon public mais là je vous avouerais que j’aurais eu besoin d’un peu plus de légèreté à mélanger à toute cette ironie et cette dérision. Puis, ce n’est pas drôle d’autant plus que l’on sait que l’auteure s’inspire de sa propre vie. D’où mon interrogation : comment Le Parisien a pu le trouver drôle ? Ok, j’avoue j’ai du sourire deux trois fois à certaines réflexions de la protagoniste mais à aucun moment, j’ai ri de bon cœur. 

En résumé : Une bonne lecture riche en thématiques d’actualité/indémodables ! Mais je pense que j’aurais pu encore plus l’apprécier si je l’avais lu à un moment plus adapté. Même si ça ne m’a pas empêché de la dévorer et de vouloir avoir le fin mot de l’histoire.

Note : 4 sur 5.
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2 commentaires sur « Fa(m)ille d’AUDREY DANA »

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