Cher(e) loulou,

Mon avis

Takara et Sachi s’expliquent enfin. Je ne suis pas pour les cris, mais il est humain d’hausser le ton quand on a peur ou que la colère nous prend. Si nos protagonistes sont jeunes, je les trouvais très passifs. Rien n’est dit. La frustration grimpait. Pourtant, Sachi est mignonne, avec son air perdu, mais j’avais l’impression qu’elle n’assumait rien. Elle se laissait totalement porter.

Après, ce qui est étonnant, c’est que malgré son jeune âge, l’attente de la société est qu’elle s’assume totalement. Un enfant, c’est une responsabilité : le garder signifie que l’on est adulte. Cependant, mes attentes vis-à-vis de Takara sont moindres… Est-ce un conditionnement de notre société ? Ce manga a au moins le don d’interroger son lecteur sur l’inégalité entre les attentes vis-à-vis d’un jeune homme et d’une jeune femme.

Sachi s’évanouit, et c’est peut-être le début de l’ouverture d’un dialogue entre nos deux tourtereaux. Le premier pas, ce sont les reproches, car si Takara essaie d’être près de Sachi, celle-ci le repousse. L’enfant, ils le portent à deux, car Takara s’aligne sur le choix de Sachi. Il y perd gros, et Sachi l’éloigne. Le stress et la peur de la réaction des autres la paralysent. Que faire ? Comment assumer ? Même dans les cours pour l’accouchement, elle n’ose pas dire la vérité. Trop peur du jugement… Lequel ? « Marie, couche-toi là ? » Son manque de sérieux ?

Peut-on lui en vouloir ? La médecin, puis son père, ont émis un jugement ou ont voulu orienter son choix. D’ailleurs, son père comme la mère de Takara sont de la même trempe. Ils réagissent avec violence. Comment renier un enfant pour un choix ou un accident ? L’amour d’un parent a-t-il une limite ? On peut être en désaccord avec le choix de Sachi, le trouver irresponsable, mais on n’a ni à la forcer ni à la renier. Ces deux personnages sont tellement odieux, vieux jeu… Les autres personnes de leur entourage ne les critiquent pas. La mère de Sachi est un soutien, pourtant elle est en quelque sorte assez absente. Le frère de Sachi est ambivalent.

Chacun y met son grain de sable. Je te rassure tout de suite : ils ont aussi du soutien. Je ne te dirai pas qui, mais c’est un petit baume au cœur. Quelle sera la réaction de la meilleure amie de Sachi et de ses camarades de classe ? C’est une autre histoire et, clairement, tu n’es pas prêt.

En résumé

Ce tome est une vraie montagne russe : entre frustration, satisfaction et choc. L’autrice ne nous épargne pas. La fin est le summum. La force de ce manga est aussi de nous interroger sur notre position en tant que lecteur : serions-nous comme la mère de Sachi ou le père, comme Takara ? Difficile de juger sans être dans une telle situation.

Note

Note : 4 sur 5.

Synopsis

Couverture du manga 'L'enfant en moi' T5 d'Aoi Mamoru, présentant une jeune fille en uniforme scolaire avec des cheveux clairs. À droite, un synopsis concernant l'histoire de Sachi et Takara, avec des détails sur les intrigues amoureuses et un test de grossesse.

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Résumé en image

Vice Versa

Temps de lecture

2–3 minutes

Bonne lecture !

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