Mon avis
Eh oui ! Tu me diras, cher lecteur, encore un film inspiré de faits historiques. Je tiens à préciser que je n’ai donné que mon assentiment : ce n’est pas moi qui l’ai choisi. Cette fois, direction l’Idaho, dans une petite ville sans histoire. Pourtant, depuis quelque temps, elle connaît une vague de violences inédites : un sex-shop qui explose, une banque cambriolée… L’escalade est en marche. Pour l’instant, quelques blessés, mais pas de morts. Qui se cache derrière ces actes ? Sont-ils liés ?
Jude Law incarne un agent du FBI envoyé dans cette bourgade. Il a été rétrogradé. Le shérif lui promet un ennui mortel. Pourquoi est-il là ? Agent rétrogradé, muté dans une ville prétendument tranquille… Étrange, surtout au vu des récents événements. Si le shérif reste silencieux, l’un de ses adjoints finit par parler. L’enquête commence. Officiellement, la ville n’a jamais connu de meurtre ni de grand banditisme, hormis ces deux actes isolés. Pourtant, l’enquête piétine, et le shérif semble taire l’existence d’un groupe de suprémacistes blancs.
Les deux éléments sont-ils liés ?
Le scénario adopte un double regard. Certaines scènes chez les suprémacistes sont choquantes, mais le film montre aussi comment certains individus peuvent être happés par ces idéologies. Les gourous ciblent toujours les mêmes profils, exploitant peurs et fragilités. Sans partager ces idées, on comprend malheureusement comment certaines personnes peuvent s’y laisser entraîner.
Justin Kurzel filme les braquages avec une volonté anti-spectaculaire, comme l’a relevé un critique de SensCritique. Pas de complaisance dans la violence, peu d’insistance sur la peur. Et pourtant, ce refus du voyeurisme, ponctué de quelques scènes chocs, rend l’ensemble plus percutant.
Face à Jude Law, Nicholas Hoult impose une présence solide. Hoult est convaincant dans son rôle. Law, lui, campe un agent rétrogradé mais obsédé par son travail. Néanmoins, le scénario manque parfois d’élan et de force. Les dialogues ne sont pas toujours à la hauteur, ce qui atténue le magnétisme des deux acteurs. Les seconds rôles, plus effacés, peinent à compenser cette faiblesse.
Le savais-tu ?
En rédigeant cette chronique, j’ai découvert que le film n’était pas sorti en salle dans certains pays et qu’il avait été diffusé discrètement aux États-Unis. Est-ce le reflet d’une époque ? Le film affiche clairement une position anti-suprémaciste, et sa distribution limitée peut interroger. C’est glaçant, tu ne trouves pas, cher lecteur ?
En résumé
J’adore Jude Law. Il participe de plus en plus à des films politiquement engagés. Ici, pas de romantisme, mais un engagement quasi fanatique pour la justice. Il y a encore des ajustements à faire pour en faire un véritable coup de poing, mais le film reste enrichissant.
Notation
Synopsis

Résumé en image





