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Corps solitaires T12 de Haru Haruno

Cher(e) loulou,

Mon avis

J’attendais le retournement de situation et j’ai été servie. Ce tome a été très satisfaisant. Cependant, je croyais aussi qu’il était dans les derniers tomes, pourtant il y a déjà deux nouveaux tomes de sortis. Si celui-ci m’a donné envie de continuer, le rythme assez lent des premiers tomes a tendance à me crisper.

Je me suis renseignée : normalement, il reste encore deux tomes avant la fin. Je pourrais donc poursuivre, car si Nina et Michi ont toutes les deux tourné une page de leur vie sentimentale, la vie d’après apparaît et la peur la suit de très près. Nina et sa femme en sont toutes les deux apaisées, une bonne décision a été prise, même si cela ne signifie pas qu’elle n’est pas douloureuse pour autant.

Clairement, quand les collègues de Nina font référence à sa femme : « tu sais, ma femme sera contente de voir la tienne lors de telle soirée ». Devoir répondre : je viens, mais pas ma femme, je suis divorcée… Cela jette un froid. Certains ont du mal à le gérer, d’autant plus qu’il s’agit d’un divorce heureux. Nina et Kaede se sont rendu compte qu’elles ne partageaient tout simplement pas les mêmes objectifs ni les mêmes envies.

Ce manga parle de tabous, comme l’absence de vie sexuelle au sein d’un couple, que ce soit du côté de l’homme ou de la femme. Il montre aussi à quel point le besoin de relation physique peut être difficile à exprimer, comme si le demander pouvait être mal vu. La situation n’est pas toujours simple.

Si la rupture de Kaede et Makoto se fait dans la franchise, la porte se ferme avec sérénité. Le lecteur en a pour sa curiosité et surtout la sensation que c’est juste.

Je suis loin de ressentir ce sentiment dans le couple de Michi et Yoshi. Ils sont séparés, mais les non-dits restent en suspens. L’absence de relation physique est injustifiée et Michi méritait clairement mieux que quelqu’un qui s’accroche sans rien dire. Il a trahi, elle a pensé à un autre, mais ils n’ont jamais vraiment ouvert la bouche. Peut-être est-ce pour cela que Michi n’arrive plus à penser à l’amour ou au couple.

Elle aura peut-être plus de mal à aller de l’avant que Nina. C’est étonnant, car longtemps son couple a été au devant de la scène, mais rien n’a vraiment bougé. Tout semble être là pour culpabiliser son désir de famille et d’enfants. Yoshi l’a pourtant trompée. Sa peur d’être père peut s’entendre, mais de là à culpabiliser Michi… j’ai du mal à comprendre.

Désolée pour le spoil, mais si tu lis cette chronique, c’est que tu as, j’ose l’espérer, déjà avancé dans la saga… ou alors y a-t-il une volonté de s’auto-spoiler ?

En résumé,

Si la saga se tient avec seulement deux tomes pour conclure l’histoire, je vais poursuivre. J’aimerais simplement qu’elle ne les dépasse pas. Elle aborde plein de thématiques importantes, des sujets tabous traités avec pudeur et franchise. La patte de l’autrice est douce, peut-être parfois trop, mais la saga vaut le coup malgré ses petites lenteurs

Note

Note : 4 sur 5.

Synopsis

Couverture du manga 'Corps solitaires T12' de Haru Haruno, présentant deux personnages en réflexion sur leurs relations. À gauche, le titre du manga est affiché en grand, tandis qu'à droite, un synopsis est présenté. Des éléments graphiques incluent des symboles de cœur et des annotations concernant l'édition.

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Résumé en image

Vice Versa

Temps de lecture

2–4 minutes

Bonne lecture !

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