Hello les loulous,

Comme je vous le disais, réveil très tôt, minuit. J’ai essayé de grappiller 4 heures de sommeil, mais je dis bien essayer, car clairement j’étais trop excitée pour dormir. Je me suis même réveillée avant la sonnerie de l’alarme, c’est dire.
Pour Ijen, je te fais quelques recommandations :
- Des chaussures de marche avec un minimum de crampons. Ça glisse !
- Si tu es asthmatique léger, tu peux y aller, mais n’oublie pas ta Ventoline. Dans mon cas, ça m’a sauvé deux crises d’asthme à cause de la fumée. C’est aussi mon côté professionnel de santé qui parle. Si tu as un traitement de fond, demande l’avis de ton médecin pour l’ascension
- Une lampe frontale, fortement recommandée
- Un masque, le guide te fournira. Le soufre est assez toxique pour les poumons
- Des lunettes pour protéger tes yeux de la fumée, car elle pique. Si tu peux, hydrate tes yeux en amont, cela évite pas mal d’inconfort
- Prends un pull car il peut faire frais en haut et aussi un vêtement de pluie. En montagne, le temps peut vite tourner.
C’est fini, mais c’est déjà pas mal.



Ijen, c’est une montée assez raide. Je suis bonne marcheuse, en une heure on était en haut. Si tu es fatigué, tu peux toujours prendre un taxi, c’est une chaise porteur. Personnellement, ça m’a fait mal de les voir tirer les gens à trois, mais ils ont besoin de cet argent. Le chômage en Indonésie est assez élevé.
Les guides prévoient toujours des petites pauses. N’hésite pas à en profiter pour prendre un café et des beignets à la banane. C’est excellent et pas cher, car guide, mineur et touriste paient le même prix. Yono est un excellent guide.

Ensuite vient le plus dur, la descente dans le cratère. Clairement, cela se fait sur un chemin avec des pierres glissantes et parfois des écarts importants entre elles. Prends ton temps, rien ne presse. Le Blue Fire peut attendre. D’ailleurs, si tu as peur de glisser, les bâtons de marche peuvent être une bonne idée.
Je n’ai pas pu louer de matériel de marche, car on était proche de l’Idul Fitri, mais si tu peux, fais-le, c’est mieux.
Une fois en bas, compte à peu près une heure de descente. Tu peux aller près d’une coulée de soufre. Si la fumée n’est pas trop forte et que le vent va dans le bon sens, tu auras la possibilité de voir le Blue Fire. C’est assez surnaturel. Mon guide a pris énormément de photos et de vidéos. Iono est un guide attentif et très aidant.
Ensuite, donation aux mineurs, qui font un travail de forcené. Ils descendent 4 à 5 fois le chemin que j’ai fait et remontent avec 80 kilos de soufre sur les épaules. Chapeau. La donation recommandée est entre 25 000 et 50 000 roupies, soit environ 2,50 euros pour les soutenir dans leur travail.
Ensuite, on remonte et c’est long, surtout avec les masques sur le nez, mais le lever de soleil, surtout les premières lueurs sur le lac bleu, vaut totalement le coup d’œil. Mon guide a tout de suite bombardé de photos. Puis pause pour admirer les montagnes environnantes avant le retour à la jeep. Attention, ça glisse.
Par contre, le soufre colle à la peau. N’hésite pas à te laver plusieurs fois et à enfermer tes vêtements dans un sac plastique à part pour éviter de contaminer les autres affaires.
Une fois à la jeep, Mamo, mon chauffeur du jour, m’a emmenée dans des plantations de café et de latex. Je sais maintenant la différence entre robusta et arabica. L’arabica a des arbres plus petits, des feuilles plus fines et des fleurs jaunes, avec deux grains par fruit. Le robusta, quant à lui, est plus grand, avec des fleurs blanches et un seul grain. Les fleurs des deux sentent le jasmin.
Le latex est récupéré à partir de l’écorce. On l’entame et le liquide est récupéré grâce à un petit système fixé à l’arbre. L’écorce met environ trois mois à repousser, puis le cycle recommence.
Ensuite, petit arrêt clou de girofle, puis retour à l’hôtel pour le petit déjeuner. Un buffet de roi m’attendait, je n’étais pas prête. Entre le soto à faire soi-même, le nasi goreng et le poisson frit, je me suis clairement éclaté la panse. J’ai aussi goûté le porridge de riz, je suis moins fan, et découvert le fruit du serpent. C’est bof et surtout l’odeur n’est pas très agréable.

Le curry de poulet était proposé, mais moins bon que le nasi goreng. Les fruits, même dans cet hôtel de luxe, ne sont pas terribles. Je ne comprends pas, et c’est toujours les mêmes, goyave, pastèque et ananas.
Ensuite, direction le port pour la traversée jusqu’à Bali. J’ai rencontré quatre Indonésiens et j’ai commencé à danser, trop heureuse de ma journée. Ils m’ont suivie. Les marins nous regardaient bizarrement et même des touristes allemands se sont joints à nous. Un très beau moment de complicité.
Ensuite, en route vers l’hôtel et repos. J’en avais bien besoin, mais zéro dodo, juste détente au bord de la piscine, un jus de mangue pressé maison et quelques longueurs en apnée.

Jl. Arjuna, Pemuteran, Kec. Gerokgak, Kabupaten Buleleng, Bali 81155, Indonésie
L’hôtel est tenu par un Français. La chambre est agréable, le balcon très sympa avec un coucher de soleil entre collines et palmiers. Seul point négatif, la salle de bain qui ne fait pas très propre et mériterait un bon nettoyage et une rénovation. Le personnel est souriant, l’accueil chaleureux et les prix corrects.
Je te parle de coucher de soleil, mais en réalité je ne le verrai que plus tard. Pour l’instant, petit tour sur la plage de Pemuteran. Elle est agréable, je n’ai pas testé l’eau, mais j’ai aimé m’y promener. La verdure est bien entretenue et le bord de plage est régulièrement nettoyé. Ce n’est pas le cas de toutes les plages, seulement les plus touristiques.
Je me suis laissée surprendre par la pluie, mais heureusement il y a toujours des petits abris pour attendre que ça passe.
Finalement, je me suis arrêtée pour essayer une noix de coco, ou plutôt le jus. Et très franchement, en plus de l’avoir payé trop cher, je n’ai pas aimé.

Sunken Bar
VM53+2GW, Pemuteran, Gerokgak, Buleleng Regency, Bali 81155, Indonésie

Clairement, 75 000 roupies pour une noix de coco, alors que dans d’autres restaurants elle est à 25 000, ils profitent clairement de l’emplacement.
Retour à l’hôtel pour me changer et aller manger.

Lekong Warung Warung De’Lekong
Banjar Dinas Loka Segara, Jl. Singaraja-Gilimanuk, Pemuteran, Gerokgak, Kabupaten Buleleng, Bali 81155, Indonésie
J’ai trouvé un petit warung très bien noté. J’étais un peu malade, donc je suis restée sur un nasi goreng, un classique, avec un dessert. Les prix sont très corrects, le service au petit soin. Le personnel a une patience incroyable, même avec des clients peu agréables.
Le dessert était une banane plantain frite avec de la noix de coco. C’était croustillant, un peu sec, mais ça m’a fait du bien.
S’il te plaît, ne commande pas de frites dans ce type d’endroit. C’est un lieu traditionnel, la cuisine locale est clairement ce qu’ils maîtrisent le mieux.
Bonne nuit les loulous 💤✨



