Premières lignes n°288

Chers loulous,

J’ai modifié le rendez-vous premier paragraphe. Et je me suis rendue compte que ma nouvelle version est très similaire à celle du rendez-vous premières lignes créées par Ma lecturothèque d’où le changement de nom. Ce sera le dernier rendez vous premières lignes de 2024.

LE PRINCIPE : CHAQUE SEMAINE, JE PRENDS UN LIVRE ET JE VOUS EN CITE LES PREMIÈRES LIGNES DU RÉCIT. 

Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle de La chasseuse et l’Alchimiste d’Allison Saft :

Couverture du livre 'La chasseuse et l'alchimiste' d'Allison Saft, illustrée avec des éléments fantastiques et mythiques.

« La nuit tombe, et Margaret ne devrait plus être dehors.
Il fait trop froid pour le milieu de l’automne ; le genre de froid qui saisit même les arbres. Hier matin encore, les feuilles devant sa fenêtre flamboyaient dans la lumière du soleil, aussi rouges que le sang, aussi dorées que le miel. Elles sont toutes racornies, désormais. La moitié d’entre elles sont déjà tombées à terre, et Margaret ne voit plus en elles que les heures de travail qui l’attendent pour tout ramasser. Un océan de feuilles mortes. 

Voilà exactement le genre de pensées qui lui vaudrait la réprobation de Mrs Wreford. Elle l’entend presque : « On n’a dix-sept ans qu’une fois, Maggie. Il y a de bien meilleures façons de gâcher ta jeunesse que de t’échiner à t’occuper de cette satanée bicoque, crois-moi. »
Mais tout le monde ne peut pas se permettre de gâcher sa jeunesse. Et tout le monde n’a pas non plus envie d’être comme Jaime Harrington et ses amis, qui passent leur temps à plonger des falaises et à se soûler au mauvais alcool après le travail. Margaret a trop de responsabilités pour s’adonner à ce genre de bêtises, et surtout, elle n’a plus de bois pour le feu. Depuis deux jours qu’elle n’a plus de bûches à brûler, le froid a pris ses aises au Manoir Welty. Il attend Margaret au-dehors, dans la pénombre du soir, et il l’attend aussi à l’intérieur, la guettant depuis l’âtre rempli de cendres blanches. Pour autant qu’il lui en coûte de fendre du bois à cette heure, elle n’a pas vraiment le choix. C’est claquer des dents maintenant, ou claquer des dents plus tard. »

Extrait de 
La Chasseuse et l’Alchimiste,
Allison Saft
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Ce rendez-vous a également été repris par :

Bonne fin de week-end !

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