Fragment de livre en guise de mise en bouche :

« Lorsque Alistair Sheffield finit par rouvrir un œil, ce fut un cri d’horreur qui s’échappa de ses lèvres. Quelques secondes lui suffirent pour reconnaître Balthazar Riley et pour comprendre qu’il était prisonnier de L’Orion. Comme si son ravisseur avait une chance d’apprécier son jargon juridique, il commença à réciter des articles de loi, qui allaient de la tentative d’enlèvement jusqu’au meurtre prémédité.
— Je m’en fiche, lâcha Balthazar, et vous, vous me cassez les oreilles ! Fermez-la et suivez-moi !
De mauvaise grâce, Holly et Alistair lui emboîtèrent le pas jusqu’à sa cabine. Ils s’entassèrent là, entre une table recouverte de cartes et une couchette encombrée de bazar. Holly fut surprise de voir un adolescent les rejoindre, un tablier noué autour de la taille et les mains encore savonneuses. Lui non plus ne paraissait pas être ici de son plein gré. Il lança aux nouveaux arrivants un regard étonné où se lisait presque une lueur d’espoir. »

Mon avis :

Ce livre a été prenant dès les premières lignes. Puis, j’ai traversé une panne de lecture, mais à chaque fois que je reprenais ma lecture, je me laissais de nouveau immergée dans l’univers de Laure Dargelos. Elle crée une histoire qui m’a fait penser à « La passe-miroir de Christelle Dabos ». Une sensation qui s’est dissipée, peut-être est-ce la famille de Sue, les cachotteries, ou l’univers parallèle construit par l’auteure. Je pencherais pour ce dernier donc si vous avez aimé « La Passe-miroir », il y a de grandes chances que ce livre vous plaise aussi. 

Comme tous les étés, Sue va chez ses grand-tantes. Le manoir Ashwood a une énorme bibliothèque et surtout des tatas gâteaux. Elle s’entend super bien avec elles. Toutefois, le manoir a quelque chose qui a changé. Des voix sorties de nulle part se propagent. Sue les cherche, mais elles n’appartiennent à personne. Le majordome d’Ashwood sous-entend que ce n’est pas la seule bizarrerie. Sue va mener l’enquête.  

Sur Astrelune, Holly vit tranquillou pilou avec sa sœur, Clara et son piano. Elle rentre du Musée national, Clara n’est pas là. Quand elle n’est pas présente le lendemain matin, Holly s’inquiète. Elle demande autour d’elle, mais personne n’a l’air de se souvenir de Clara. Son piano a aussi disparu. C’est comme si l’on avait tout simplement effacé sa sœur ? Elle est décidée à enquêter. Elle affronte le commissariat. Un endroit où le temps d’attente peut frôler les jours. Elle est prête à tout. Retrouvera-t-elle sa sœur ? Elle croisera sur sa route un avocat, Allistair. Il est capable de citer tous les codes de lois et il semble savoir ce qu’il fait. Même si le nuage de pluie et d’orage qui lui baigne la tête ne met pas tout à fait en confiance. Holly a enfin quelqu’un de son côté. La disparition de sa sœur n’est pas la seule bizarrerie. Que se passe-t-il à Astrelune ? 

C’est très sympa, un fonctionnement particulier et avec un contact étrange. Holly est aimante, courageuse. Elle est prête à tout pour sa sœur. Sue est trop mignonne, elle vit dans ses livres et avec sa plume, mais elle est curieuse. 

J’ai également beaucoup accroché à un personnage que je ne vous ai pas présenté. Balthazar Riley lui aussi est loufoque. Il est sans pitié et pourtant il accueille des naufragés inconnus sur son bateau. 

Comme beaucoup de romans, il me manque les émotions. Je n’ai pas réussi à ressentir de l’empathie, peut-être à cause de cette lecture saccadée. 

S’il y a bien une donnée qui me perturbe, c’est que Sue a 12 ans. Dans ma tête, je lui ai donné deux ou trois ans de plus. Elle est mature, trop pour avoir 12 ans selon moi. 

En bref, c’est une très bonne lecture, mais elle n’est pas intervenue au bon moment. L’imagination et le monde créés par l’auteure ont su me séduire. 

Note : 7.5 sur 10.

Rédigé par

Les paravers de Millina

Passionnée de livre... Fantasy, Policier et Romance :)