Un extrait :

Sa fille était une dévergondée, autrefois, réplique-t-il, trop content que je lui aie posé la question. Tout le monde dit qu’elle n’a pas changé et que la première chose qu’elle ait faite en revenant, c’est la tournée des bars. Sylvia était une femme
bien… Elle serait triste de voir ce que sa fille est devenue. Vous habitez à côté, vous n’avez rien remarqué de suspect ?
« Suspect » ? Ce n’est pas une tueuse en série, je me retiens de répondre. A la place, je serre les dents. Je déteste les ragots. L’homme que je suis n’a jamais compris pourquoi certaines personnes se sentent contraintes de s’intéresser à la vie des
autres au lieu de regarder à l’intérieur de leur propre maison. Et croyez-en mon expérience, ce sont généralement ceux qui parlent le plus qui en savent le moins. Malgré moi, je repense aux yeux empreints de souffrance d’Azalée, il y a une semaine. Elle a voulu la dissimuler, mais j’ai été assez rapide pour l’intercepter.

Mon avis :

Cette romance m’a terrassée, foudroyée et émue aux larmes. Elle m’a fait chavirer. Je ne pouvais plus la lâcher. L’amour est ici sans tabous, la sexualité ou encore l’asexualité aussi. Morgane Moncomble s’exprime sans pudeur, elle ne laisse rien de côté. J’ai déjà lu deux romans d’elle : L’as de cœur et En équilibre. Je sentais que l’auteure avait une fibre pédagogique et psychologique sensible. Mais surtout, elle met la psychiatrie à portée de main. J’avoue que j’ai envie d’en savoir plus sur l’auteure. Comment ça se fait qu’elle soit aussi douée en psychologie ? A-t-elle fait des études médicales ? 

J’ai surligné tant d’extraits que je ne saurais les compter. Plein de citations ont fait échos en moi. J’ai récemment traversé une dépression et j’étais contente d’avoir ma maman psychiatre pour me dire que cet état n’était pas de ma faute, que je ne l’avais pas cherché et que c’est une maladie. Si l’on prend un paracétamol pour un mot de tête alors pourquoi prendre un antidépresseur pour une dépression est-il aussi tabou ? Pourquoi avoir besoin d’aide dans notre société signifie-t-il être faible ? Pour moi, le courage, c’est savoir reconnaître ses limites. 

Vous aurez remarqué que jusque là je n’ai pas dit grand-chose sur le livre, et pourtant si je vous écris ces quelques lignes, c’est grâce à lui. 

Eden est un garçon qui a tout fait pour s’en sortir. Azalea est blessée. Elle a arrêté de se battre. Quand elle retourne dans la ville où elle a grandi. Cette ville où tout le monde la traite de putain. Elle ne se bat pas contre elle. Elle en joue. Elle l’envoie dans les dents à ses anciens amis, à ses nouvelles rencontres. Cette rumeur serait-elle fondée ? Quelle en est l’origine ?

En tout cas, son nouveau voisin, Eden n’a pas l’air d’y prêter l’oreille. Il est fasciné par ses épines. Il n’en démord pas. Pourquoi ? Azalea se demande ce qui pourrait le faire lâcher prise. Tout en lui laissant de l’espace, il essaie d’apercevoir la rose qui se cache derrière toutes ses épines. Va-t-elle réussir à se reconstruire dans cette ville qui lui a tout pris, il y a 6 ans ? 

Leur histoire est un vrai coup de poing, une évidence… une vraie tornade. Est-elle destinée à durer ? Seront-ils prêts à s’aimer avec leur blessure, leur passé et leur envie ?

Une dernière chose, j’aimerais bien que le podcast d’Azalae existe. Elle est piquante et pleine de verve. Elle dit plein de choses qui sonnent justes, qui pansent le coeur et le chamboulent. Elle prône un féminisme franc et respectueux. Un féminisme qui n’oublie personne.

En résumé : Cette auteure m’a tellement plu que je ne m’arrête plus. Cette romance ne prend pas la tournure la plus facile. Eden est loin de se faire avoir par l’humour et le sarcasme Azalea. 

Note : 9 sur 9.

D’autres avis :

Rédigé par

Les paravers de Millina

Passionnée de livre... Fantasy, Policier et Romance :)