Cher(e) loulou,
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Mon avis
Clairement, si je l’avais lu avant La Femme de ménage, mon ressenti aurait été très différent. D’une certaine manière, il est plus domestique, moins dans les extrêmes, et très bien conté. Mais il y a un gros problème. C’est quoi ce plagiat ? Alors oui, Millie s’appelle ici Sloane, ce n’est pas une ex-taularde mais une menteuse compulsive… mais la trame et le dénouement sont tellement similaires. J’ai longtemps espéré que le final saurait apporter une pointe d’originalité, mais lui aussi m’a laissée sur ma faim.
C’est d’autant plus dommage que les portraits sont plus profonds. Les personnages dégagent davantage d’émotions, que ce soit Sloane ou encore Violette. Tout ne tourne pas uniquement autour de l’attirance ou du fantasme du beau mari et de la belle maison. Sloane a un besoin compulsif d’être acceptée. Elle va jusqu’à copier ses amies pour leur montrer son admiration. C’est malsain, certes, mais cela ne part pas d’une mauvaise intention.
Jay est un père attentionné, beau gosse, et il attire le regard de la plupart des femmes. Il est marié et le dit, pourtant il ne porte pas sa bague. Est-ce un message ? Pourtant, parler de sa femme dément des intentions malhonnêtes, non ? Sloane commence à se faire des films, puis elle rencontre Violette et c’est presque le coup de foudre amical. Cela tue toute possibilité de relation avec Jay dans l’œuf… en théorie. Sophie Stava insiste sur un physique disgracieux, ce qui laisse peu de chances à Sloane de réellement le séduire.
Comme pour Twilight, on sent un filon exploité. Les Escales Noires surfent clairement sur la vague du best-seller. Personnellement, je n’adhère pas : la ressemblance est trop forte. Ce n’est pas un univers que l’on décline, mais une situation. Or, pour fonctionner, il faut ensuite réussir à s’en détacher afin d’y insuffler de l’originalité. Sophie Stava propose une Sloane différente et une Violette intéressante, pourtant on reste dans le même milieu social, celui des familles riches. On passe simplement de la femme de ménage à la baby-sitter. D’ailleurs, Millie joue aussi ce rôle par moments. Bref, ce n’est pas une vraie rupture.
Le procédé narratif apporte bien un petit plus par rapport à La Femme de ménage de Freida McFadden, mais là encore, la différence n’est pas suffisamment marquée pour faire oublier la similitude globale.
Je salue néanmoins le travail des narrateurs : Sylvain Agaësse, Camille Lamache et Anne-Sophie Nallino. Chaque narrateur incarne parfaitement son personnage, entre l’enthousiasme de Sloane et la réserve de Violette. Tout est juste. La distinction est claire et efficace. Sylvain Agaësse, moins présent, joue également son rôle à la perfection. Chaque point de vue interne est intéressant, presque comme un théâtre radiophonique (je ne sais pas vraiment comment qualifier cela).
En résumé
Je me suis attachée à Sloane et j’aurais clairement aimé ce livre s’il ne copiait pas autant la trame de La Femme de ménage. Même la fin ne réserve aucune surprise. C’est vraiment dommage, car la qualité de la plume et la profondeur des personnages sont, elles, d’un tout autre niveau.
Note
Synopsis

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Résumé en image

Vice Versa

Temps de lecture
Bonne lecture !




