Cher(e) loulou,
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Mon avis
Le rythme de parution commence vraiment à me perdre. Six mois entre chaque tome, c’est long. J’essaie pourtant d’attendre avant d’acheter les nouveaux volumes pour limiter l’écart entre mes lectures, mais malgré cette stratégie, je n’arrive plus à tout suivre dans l’intrigue. Certains éléments me reviennent après coup, parfois plusieurs chapitres plus loin. Forcément, j’ai plus de mal à rentrer pleinement dans l’histoire. Avant de lire le dixième tome, je pense sincèrement relire la saga depuis le début pour me remettre tous les détails en tête.
Le dessin, en revanche, reste toujours aussi fin, dynamique et artistique. Le travail de Daruma Matsuura et de ses assistants est impressionnant de constance. C’est puissant, éblouissant, parfois presque hypnotique. Je ne me lasse pas d’admirer ces planches. Les traits ont parfois un aspect vaporeux et fluide, presque aérien. Il y a une élégance permanente, même dans les scènes les plus violentes ou sanglantes.
Konosuke a enfin retrouvé Tsuki. Ils se sont réfugiés auprès des prêtresses de l’ordre d’Aki, qui doivent décider si elles acceptent ou non de les accueillir. Elles demeurent neutres et ne souhaitent pas se placer en travers du chemin d’Haretake. Pourtant, avec Tsuki affaiblie et Bokutake blessé, Konosuke et Aki épuisés par leurs combats, repartir immédiatement semble impossible. Mais peut-être que la question ne se posera même pas : Haretake ne compte clairement pas abandonner. Seront-ils prêts à affronter un nouveau combat dans cet état ?
Beaucoup de questions restent encore sans réponse. L’origine de Tsuki et sa volonté de devenir la femme de Konosuke demeurent entourées de mystère. Nous avions eu un aperçu de son passé — ou était-ce un fragment du futur ? — il y a plusieurs tomes déjà, sans que cela ne soit réellement développé depuis. Pourtant, toute l’intrigue gravite autour d’elle : sa disparition, son pouvoir, sa place dans cet univers.
C’est jubilatoire de les voir enfin réunis, Konosuke et Tsuki. Certes, la situation est loin d’être idéale. Leur relation, à peine amorcée auparavant, reprend avec ses hésitations et ses tâtonnements. Un profond respect relie ces deux âmes, une douceur sincère, mais aussi un lien indéfectible empreint d’une grande poésie.
Je ne sais pas si je suis distraite, mais entre les métaphores, les bulles très courtes et les nombreux non-dits, je n’ai pas encore tout saisi. La poésie a son charme, mais n’étant pas experte en folklore japonais, j’aimerais parfois des dialogues plus directs. Un petit prologue récapitulatif avec quelques rappels des tomes précédents ne serait pas de trop pour les néophytes.
En résumé,
La lecture reste agréable, mais le rythme de parution me fait perdre le fil et, avec lui, une part de la saveur initiale. Les dessins sauvent l’ensemble, mais j’aimerais retrouver pleinement ma fascination des débuts.
Citation

Note
Synopsis

Tome précédent
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Résumé en image

Vice Versa
Temps de lecture
Bonne lecture !



