Cher(e) loulou,

Mon avis

Qu’est-ce que j’aime cette saga ! C’est vrai que les dernières aventures de Karigan commencent à dater. Cela fait deux ans que j’ai lu le tome 6, si mes souvenirs sont bons. Pourquoi aussi longtemps ? Très honnêtement, le tome 7 a mis un an à sortir et, entre-temps, j’ai connu un sérieux creux de lecture. Les pavés me faisaient peur. Puis l’envie est revenue, la lecture aussi, et replonger dans un gros volume m’a semblé plus simple. Avec Kristen Britain, étrangement, les pavés me font moins peur.

Elle a un vrai don pour m’happer. Je me suis enchaîné des sessions de lecture de deux heures. Ce pavé m’a accompagnée à peine une semaine : ce n’est clairement pas rentable, mais c’est un excellent signe.

Quel bonheur de retrouver l’univers des Cavaliers verts : les bois, les forêts sacoridiennes, les intrigues politiques, les complots et les menaces qui pèsent sur le royaume. Tout est un régal. J’ai particulièrement apprécié suivre davantage Alton, parfois relégué au second plan. Ravie aussi de voir Zacharie gagner en présence. Estral m’a manqué, mais son absence est compensée par Mara et Anna Cendre, deux amies proches de Karigan. Étonnamment, je n’avais oublié aucun personnage.

Même sans récapitulatif, l’autrice glisse quelques clins d’œil bienvenus pour les lecteurs à la mémoire de poisson rouge. Karigan est désormais couverte de titres : une héroïne, oui, mais profondément brisée. Si sa dernière mission s’est achevée victorieusement, elle y a laissé trop de plumes pour se sentir encore apte au service. Qui voudrait d’une cavalière brisée ? Le retour en terre sacoridienne est long et éprouvant, et chaque foulée de Condor réveille la douleur dans son dos.

En chemin, elle secourt un marchand porteur de mauvaises nouvelles pour le roi. Le Second Empire a mis le royaume à rude épreuve, mais ce n’est pas la seule menace. Les pillards de Darrow sèment la terreur sur les routes. Karigan espère ne pas croiser leur chemin : avec son dos en miettes, elle ne serait pas sûre d’en sortir victorieuse.

Si ce tome s’est dévoré avec facilité et plaisir, il m’a pourtant manqué un petit quelque chose. La trame est parfaitement maîtrisée, tous les personnages sont là, mais la relation entre Karigan et son roi, bien qu’interdite, évolue avec une lenteur frustrante. Les moments de tendresse sont trop rares, trop courts. J’espérais une avancée plus marquée.

Karigan a tant souffert, tant sacrifié, que même son cœur semble condamné à la douleur. Elle est parfois trop martyre à mon goût. Heureusement, je me suis beaucoup attachée à la reine Estora, ce qui m’aide à accepter — et comprendre — le caractère impossible de cette relation. Voilà, j’ai râlé, me voilà soulagée.

En résumé

Je ne tiendrai clairement pas un an avant la sortie du tome 8. Faites qu’il arrive le plus vite possible. 🐎💚

Note

Note : 4.5 sur 5.

Citation

« — Ils ont besoin d’une pause, dit Karigan à Connly. Nous aussi. D’accord, il s’est écoulé peu de temps ici, mais nous avons chevauché pendant des heures dans le monde blanc.
Connly se passa une main dans les cheveux.
— Si nous nous attardons, les ravisseurs du colonel prendront trop d’avance sur nous.
— Mais regarde-les, insista-t-elle en désignant les Cavaliers et les chevaux fourbus.
— Heureusement que je ne ressens pas la fatigue ! commenta Duncan.
Face à leur regard noir, il tenta de se faire oublier. Karigan était à deux doigts de jeter la poche contenant sa pierre de tempes et son fémur dans l’étang. »

Extrait de 
Le Clair d’hiver
Kristen Britain
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Synopsis

Couverture du livre 'Cavalier Vert T7 - Le clair d'hiver' de Kristen Britain, présentant une femme sur un cheval, avec des éléments de feu et de fantasy en arrière-plan.

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Résumé en image

Temps de lecture

3–4 minutes

Bonne lecture !

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