Cher(e) loulou,
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Mon avis
L’histoire avance rapidement… L’attente n’est plus qu’un lointain souvenir. Michi et Hana sont désormais célibataires, chacun ayant tourné une page. Pourtant, à la suite d’une fête, ces deux-là se retrouvent fortuitement.
N’est-ce pas trop tôt pour renouer ? Ils viennent à peine de signer leurs papiers de divorce. Est-ce socialement acceptable ? Ils goûtent tous les deux à la solitude. Ils avaient déjà vécu le début d’une aventure, interrompue par respect pour leurs deux moitiés. Les sentiments sont toujours là, mais sont-ils aussi forts qu’avant ?
Le risque d’être surpris et l’interdit ne font plus partie de l’équation. Leur relation peut-elle sembler plus fade désormais ? Sera-t-elle aussi intense que ce début avorté ? La peur d’être découverts et le frisson de la tromperie étaient peut-être un moteur. Maintenant qu’ils sont libres tous les deux, leurs sentiments ont peut-être changé. L’appréhension grandit… Heureusement, ils apprennent de leurs erreurs. La communication devient une clé dans leur relation, même si la timidité reste présente. Ils avancent à tâtons. Les questionnements sont omniprésents, mais cela ne les empêche pas d’avancer.
Michi et Hana ont tous les deux mûri grâce à cette expérience. Leur divorce ressemble à une page qui se tourne : une page plus légère, plus apaisée, même si elle n’est pas sans regrets pour ceux qu’ils laissent derrière eux. L’autrice aborde le divorce, mais surtout les relations humaines, avec beaucoup de justesse.
Notre société parle de plus en plus du couple sans tabous. L’asexualité existe et mérite d’être entendue, mais, à l’inverse, est-ce honteux de souffrir du manque de désir de son partenaire ? Pourquoi est-ce si difficile, que l’on soit homme ou femme, de réclamer de l’attention ou du sexe sans craindre d’être étiqueté de lubrique ou de nymphomane ? Je caricature un peu, mais cette retenue a longtemps fait souffrir nos personnages.
Je suis donc ravie de la tournure des événements, même si l’attente a parfois été un peu longue. Cette évolution est aussi plus juste pour leurs anciens partenaires, surtout Kaede. L’autrice est remarquable avec ce personnage. Loin de la juger, elle montre que, parfois, la carrière passe avant tout. Certaines personnes s’accomplissent à travers ce qu’elles construisent, quitte à y laisser quelques plumes. Kaede incarne aussi une critique de la société japonaise — et européenne — toujours prompte à juger la réussite des femmes. Quand celle-ci semble se faire au détriment de la famille, le poids du regard des autres devient omniprésent. Hana comprend son besoin d’indépendance ; il craint simplement que cela ne lui convienne plus.
En résumé,
Ce tome dépasse mes espérances : plus lumineux, mais toujours rempli de questionnements. Michi et Hana se sont trouvés parce que leurs blessures se répondaient. Leur besoin d’amour a créé une brèche, une envie de se rapprocher et cette impression persistante d’avoir trahi des partenaires déjà absents de leur quotidien

Note
Synopsis

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Temps de lecture
Bonne lecture !



