Fragment en guise de mise en bouche :

« — Exact. Le Sphinx, le Pingouin, et ne me parle même pas de Julie Newmar dans le rôle de Catwoman. J’aurais coupé le bras droit d’Esmeralda et me serais flagellé avec juste pour respirer l’odeur des cheveux de Julie Newmar. Sans vouloir te choquer.
— Aucun problème.
— Aujourd’hui, on a tous ces acteurs avec leur… – il esquisse des guillemets dans l’air – … « méthode », prêts à perdre cinquante kilos pour jouer le Joker, mais à l’époque, Cesar Romero n’a même pas pris la peine de raser sa moustache. Il a juste mis du blanc par-dessus. Ça, mon ami, c’était du jeu.
Je n’ai pas l’intention de le contredire.
— Et la troisième raison ?
Il s’esclaffe.
— Je croyais que tu étais un fan.
— Je suis un fan.
— Alors, quel méchant apparaît au tout premier épisode ?
— Le Sphinx, dis-je, interprété par Frank Gorshin.
— Bonne réponse… et c’est sorti quel jour ?
Frankie Boy sourit et hoche la tête.
— Le 12 janvier 1966. »

Mon avis :

Je ne connaissais pas la plume d’Harlan Coben, mais j’avais envie de la découvrir. Ce service presse était l’occasion que j’attendais. Malheureusement, même si la plume est simple et efficace avec les personnages, ça ne l’a pas fait du tout. 

Windsor Horne Lockwood III, le personnage principal est plutôt antipathique. Il est riche comme Crésus et imbu de lui-même avec peu d’attaches. Il se croit au-dessus des lois, un justicier à la Batman. Et puis, son rapport avec la gent féminine est vraiment bizarre. Il les utilise puis les jette comme des jouets dont il n’a plus l’utilité, pourtant, gare à ceux qui s’en prennent physiquement aux femmes. Ce personnage est très ambivalent, j’ai eu bien du mal à le cerner. De plus, les raisons évoquées précédemment m’ont empêché de m’attacher au personnage. Il est inaccessible, trop loin du commun des mortels avec peu d’émotions. La seule chose qui peut le faire flancher, c’est la famille.  

La famille Lockwood est extrêmement riche. Elle a été victime d’un vol de deux tableaux de valeur. Quand l’un des deux remonte à la surface à côté d’un cadavre, Windsor est contacté par le FBI. Mais où est le deuxième ? Le cadavre est-il le voleur ? Et surtout, si ce n’est pas lui qui a tué cet homme qui l’a fait. En tout cas, il aurait eu toutes les raisons de le faire. Le FBI l’a dans le collimateur, pourtant, il ne l’arrête pas. Oui, Win a des contacts même avec le bureau fédéral. Il va mener sa propre enquête, il a les mains libres. 

  Windsor mène l’enquête avec les moyens de Batman et les techniques peu fines de Jason Bourne. J’ai bien aimé ce point. Il m’a tenu en haleine et je n’ai pas laissé tomber l’enquête. Les retournements de situation sont assez étonnants, mais peut-être aussi un peu too much. 

En résumé : C’est une bonne lecture, mais sans plus, surtout à cause d’un personnage principal agaçant.

Note : 3.5 sur 5.

D’autres avis sur la toile : Des Livres Mon Univers, Mycoton32, colorandbook, Sabenea, Les Lectures du Chatpitre, Lady K,MyaRosa, Troian, Les Plumes Ensorceleuses, Le Temps d’une Chronique, Le Monde de Marie, Piplo, A la page de suzie, joelle30, MademoiselleMaeve

Rédigé par

Les paravers de Millina

Passionnée de livre... Fantasy, Policier et Romance :)