Fragment en guise de mise en bouche :

« Je ne sais pas pourquoi je suis comme ça. Les autres filles n’ont pas l’air d’avoir le même problème. D’ailleurs tout laisse penser que c’est plus difficile pour les hommes.

— Comment cela ?

— L’un des préceptes de Shenlong dit que le regard d’une femme est comme un serpent invisible qui s’insinue dans le corps de l’homme, dévore ses entrailles et finit par le rendre fou.Mais Shenlong ne dit rien sur les femmes dont les entrailles sont aussi dévorées par des serpents. »

Elle haussa les épaules.

Mon avis :

A chaque fois que je prenais ou reprenais le livre, je plongeais facilement dans l’univers. Il est fortement inspiré de la culture japonaise. Il m’a fait penser à des mangas que je lisais plus jeune notamment Naruto et Inuyasha d’un point de vue spirituel et culturel. Ça m’a rendu complètement nostalgique. J’ai bien aimé.
Ayane est géniale, elle est simple, loin d’être la bonne ou mauvaise élève, elle est simplement elle-même. Elle a un souci de l’autre qui m’a touchée. La.e lectrice.eur s’identifie facilement à elle. C’est une disciple de la main pure, sa nouvelle mission est de protéger une personne. Elle ne sait que peu de choses sur sa protégée. Celle-ci est recluse dans sa chambre. Elle refuse de sortir, de s’alimenter et les servantes qui s’occupent d’elle en ressortent effrayées. Pourquoi ? Ayane est curieuse et moi aussi. A partir de là, elle va tenter de se rapprocher, de l’apercevoir. En apprendra-t-elle plus sur sa protégée ? Se prive-t-elle intentionnellement de sa liberté comme elle le laisse croire ou est-elle prisonnière ?
Un autre personnage central mais plus obscur !
Pour le coup, ce personnage est le fruit de l’univers créé par l’auteure. Sinon certaines choses et agissements restent assez peu intelligibles. Ce n’est pas vraiment gênant dans le sens où les bases sont expliquées et que ça maintient une aura mystérieuse. J’ai hâte de voir si les nuages se disperseront dans le prochain tome.
S’attacher, c’est une autre histoire !
Si je me suis identifiée à Ayane, j’ai eu un peu plus de mal à m’attacher à elle. Peut-être est-ce parce que l’on sait peu de choses à son sujet. Mais c’est un peu à double tranchant, ça entretient le suspense et ça maintient aussi la.e lectrice.eur à distance. Pour l’autre personnage, je ne me suis pas attachée à elle pour une toute autre raison, elle m’intrigue mais il me manque de l’émotion. Je pense que l’on en saura plus dans le tome suivant parce que justement, ce tome ressemble plus à un préquel.
Une introduction immersive à l’univers !
La.e lectrice.eur est tout de suite plongé.e dans la culture japonaise. C’est dépaysant et plaisant mais en même temps déstabilisant car je ne suis pas non plus une as de la culture japonaise. Je me suis surprise plusieurs fois à aller chercher des termes de la “mythologie japonaise” comme nogitsune, inari… Ce qui me fait dire qu’il manquerait un glossaire pour les novices comme moi.

En résumé : C’est un bon début de saga même s’il ressemble plus à un prequel du fait de la trame qui arrive vers les ¾ du roman.

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