Cher(e) loulou,
Table des matières
Mon avis
Malecturotheque m’avait bien tenté avec ce livre et puis il y a eu mon challenge l’année dernière sur l’Afrique de l’Ouest. L’autrice est du Nigeria et c’est son premier roman. Beaucoup de lecteurs l’avaient choisi, leur retour était bon. Le titre est étonnant. Il donne le ton. Intriguant, surprenant. Tu t’en doutes, peut-être ? J’ai craqué. J’ai acheté le bouquin. Un an et le voilà sorti de ma PAL. Voilà pour l’anecdote !
Maintenant, le livre en vaut-il la peine ? On frôle l’excellente lecture. Fluide. Chapitres courts. Phrases courtes. Droit au but. Bref, un mélange parfait pour moi. Les pages ont défilé toutes seules.
Korede est notre narratrice. La sœur aînée. Elle est quelconque quand sa sœur est une beauté à couper le souffle. Elle est grande et plate et Ayoola est ronde et pulpeuse. Des formes là où il faut. Une beauté sculpturale. Elle rentre comme le soleil dans une pièce. Elle aveugle tout le monde.
Korede est la bonne fille. Elle cuisine, nettoie, jamais un mot plus haut que l’autre. Elle a un travail stable. Korede ne fait pas de vague. C’est la constance. C’est elle que sa sœur appelle au secours un soir. Il a essayé de me tuer et maintenant il est mort. Aide-moi !
Tu penses peut-être : « aide-moi à appeler la police ». Non, c’est plutôt nettoyer jusqu’à la dernière goutte de sang et se débarrasser du cadavre incognito. Femi, l’homme, est dans une drôle de position, mais Korede est concentrée. Elle sait nettoyer le sang. Comment le sait-elle ? Elle est aide-soignante, voyons, que vas-tu penser ? Elle sait où jeter un cadavre pour qu’il soit oublié. Comment, ce n’est pas son premier, ou est-ce un secret de polichinelle ? À toi de voir, beaucoup de choses qui ne collent pas…
Ce tandem dans le meurtre n’a pas l’air d’en être à son premier… Les liens du sang sont-ils plus forts que la justice ? Jusqu’où peut-on aller par amour et par obligation ?
Quand la culture et la société sont un poids dans les mentalités criminelles. Ce roman, ce n’est pas un simple thriller, c’est une critique sociale de la place de la femme dans la société nigériane. C’est une critique de la violence psychologique et physique au sein de la famille, ses conséquences sur les enfants. Sans en dire trop, cela fait écho au propos d’une série que j’ai vue récemment : Les dossiers oubliés de Scott Frank.
En bref,
Sans chercher des excuses aux criminels, ce n’est pas si facile de vouloir lui faire payer pour ses crimes et de ne pas prendre en compte les circonstances atténuantes. Bref, un livre qui invite à la réflexion.
Citation
« J’ai rencontré sa femme, une fois ; elle m’a fait penser à Ayoola. Pas tant par son physique, qui n’avait rien de mémorable, que parce qu’elle semblait insouciante de tout, sauf de sa petite personne.
« Ça doit coûter les yeux de la tête de le maintenir dans le coma, non ?
— Vous voulez le débrancher ? » lui avais-je rétorqué.
Elle avait relevé le menton, offensée par ma question. « Il est légitime que je sache dans quoi je m’embarque.
— J’ai cru comprendre que l’argent venait de sa propre fortune…
— Eh bien, oui… mais je… c’est juste que…
— Espérons qu’il se réveillera bientôt.
— Oui, espérons. »
Mais cette conversation ne date pas d’hier et le jour se rapproche où même ses propres enfants estimeront qu’il vaut mieux pour tout le monde éteindre la machine qui le maintient artificiellement en vie.
En attendant, il joue le rôle d’un ami attentionné et doté d’une faculté d’écoute exceptionnelle.
« J’aimerais que Tade me voie, Muhtar. Qu’il me voie vraiment. »
Note
Synopsis

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Résumé en image


Vice Versa

Dans le style d’humour ou de psychologie du crime, il y a quelques échos à la série britannique :
Premières lignes :
Temps de lecture
Lu dans le cadre du Shiny Summer Challenge 2026, menu Alexandrie Alexandra, catégorie Mission Cléopâtre
Bonne lecture !
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