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Mon avis
C’est une série campus qui s’inspire des films La Revanche d’une blonde. Le but est de retracer l’enfance d’Elle Woods.
On retrouve l’univers rose, la mode, le chihuahua et le reste. Seulement, Elle Woods est une étudiante. Elle quitte la banlieue chic et ensoleillée de Los Angeles pour Seattle et ses gros nuages. Tout ça parce que son père s’est planté dans une rhinoplastie. Il n’est plus le bienvenu à LA. La famille Woods suit le père.
Alors clairement, on est dans la comédie parodique. Une jeune fille blanche privilégiée dans une banlieue moins ensoleillée. Elle vient avec ses règles, ce qu’elle croit connaître des règles de popularité du lycée. Elle s’attend à ce que tout bouge selon ses attentes.
Sauf que Seattle, ce n’est pas LA, et les professeurs sont moins inventifs, aussi parce que les élèves n’ont pas le fric des gens de LA.
Elle est peut-être un peu stupide parfois, mais elle a bon fond. Elle rattrape ses bourdes en faisant d’autres bourdes. Et oui, elle est blonde. Mais heureusement, ce n’est pas qu’une Barbie et elle apprend de ses erreurs. Seattle n’a qu’à bien se tenir. Bienvenue dans les années 90 avec les vieux PC et les téléphones dans les voitures.
Cette série se met aussi au goût du jour : inclusive, couple gay avec un enfant, love interest lesbienne avec la difficulté d’un coming out dans une famille puritaine. Des thématiques actuelles dans le passé, pas facile d’être totalement en raccord avec les années 90. La cohérence temporelle n’est pas là. Pourtant, ça passe pour moi. J’avais clairement besoin d’une série drôle, pas trop prenante, avec des enjeux faciles et surtout un esprit de groupe et d’amis avec leurs bagages psychologiques ou familiaux. Une found family amicale.
Lexi Minetree joue bien. Elle a une vraie évolution : de gamine superficielle, intéressée seulement par la prochaine sortie de Cosmo, elle devient une étudiante impliquée dans les actions sociales. Même si elle ne réussit pas très bien, elle peut compter sur Dustin et Liz pour la remettre dans le droit chemin, ou à sa place, c’est selon.
Liz m’a d’ailleurs fait penser au manga « She Wasn’t a Guy ». Elle a le même groove et le même mood. L’actrice, Gabrielle Policano, a su mettre une certaine nonchalance et ironie dans le rôle, et ça lui va bien.
Cette série a un triangle amoureux. Si tu me suis depuis longtemps, tu sais que ce n’est clairement pas mon truc, mais il est assez bien inséré pour que ce ne soit pas une histoire où les personnages jouent avec les sentiments des uns et des autres. Ils se cherchent juste et essaient de comprendre leur love interest. Ce n’est même pas dans le même laps de temps.
En résumé,
Une série rafraîchissante, drôle, remplie de clichés sur ces riches Américains dépensant sans compter. Légère, parfois superficielle, mais qui gagne aussi en profondeur au cours des épisodes.
Notation
Résumé en image





Saisons suivantes
Si tu aimes, tu aimeras peut-être et vice versa
Es-tu team Dustin ou team Miles ?
Clairement, Dustin l’écriture de ce personnage est tellement plus intéressante et sa relation avec Elle plus challengeante. Chacun y gagne. Miles c’est plus plan plan et classique.
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