Cher(e) loulou,

Mon avis

J’ai adoré le tome 1 et pourtant, quand celui-ci a commencé, impossible de me souvenir des détails de l’histoire. C’est sûr qu’un petit récapitulatif du tome précédent n’aurait pas été de refus. Cela dit, une fois replongée dans le bain, l’intrigue de ce nouveau roman prend rapidement le dessus. Même si elle n’est pas totalement indépendante, les petits manquements de ma mémoire ne se sont finalement pas révélés si handicapants. Le rythme est toujours aussi prenant et immersif.

Aude Ziegelmeyer est étonnante. Son histoire est faite d’amour et de sang. Ici, l’amour n’a de limite que le meurtre et le cannibalisme. Âmes sensibles, attention : certaines scènes peuvent être choquantes. Blanche d’Ivray est morte, la bête aussi, et c’est de ce mélange qu’est née la fille/bête. Accompagnée de Roland, son demi-frère, de Margaux et de Cendre, le bouffon du roi, elle tente de déjouer le pari des fées. À cause de ces êtres maléfiques, leur vie a pris des tournures sombres et terribles. Le Ronceveau et les Roncevallois ne doivent pas connaître les mêmes peines qu’eux. Pourtant, le duel entre la fée des Braises et celle des Lilas est toujours actif, et il ne peut se conclure que dans le sang. Les issues sont rares et profondément funestes.

La fille/bête n’est pas prête à accepter la couronne du Ronceveau, mais elle refuse de la laisser tomber entre les mains de la fée des Braises. Si elle a dévoré son père, ce n’était pas pour abandonner son peuple, mais pour se libérer d’une relation malsaine et s’échapper de sa prison dorée.

Reste à savoir qui est réellement de leur côté. Comme si la situation n’était pas déjà assez complexe, les Meslay cherchent à s’emparer des terres du Ronceveau. Quels sont leurs véritables intérêts ? Isabelle Meslay aurait engagé des Sans-Couronne pour attaquer les Roncevallois. Est-ce pour étouffer les révoltes dans l’œuf ou par haine profonde envers le Ronceveau ?

Ce tome est aussi l’occasion pour la fille/bête, Roland, Margaux et Cendre de découvrir leurs origines. Margaux est la plus douce du groupe, mais aussi celle qui accueille la fille/bête sans jugement, malgré ses crimes et son cannibalisme insatiable. Roland est un chevalier rigide et droit, pourtant incapable de détruire la bête lorsqu’il en avait l’occasion. Quelque chose l’en empêchait. Rappelons qu’il ignorait alors son identité. Ce n’est pas un monstre, simplement un chevalier convaincu d’agir selon la justice.

Si le premier tome se rapprochait fortement du conte de Peau d’Âne, celui-ci s’en détache davantage. Il reste ancré dans l’esprit du conte, mais sans happy end. Aude Ziegelmeyer retrouve la noirceur sanglante des contes anciens, et ce second tome est à la hauteur du premier.

La narratrice, comme dans le tome précédent, ne faillit pas : elle insuffle une véritable vie au récit.

En résumé

Une excellente lecture qui aurait pu frôler le coup de cœur avec un récapitulatif. Ma mémoire de poisson rouge m’a parfois sortie de l’ambiance, mais la quête, les thématiques et les complots m’ont rapidement permis de m’y replonger et d’en profiter pleinement.

Note

Note : 4 sur 5.

Synopsis

Couverture du livre 'Peau d’âme T2 Les braises de la reine' par Aude Ziegelmeyer, mettant en avant deux personnages principaux, un homme et une femme, avec un design fascinant et des éléments de fantasy.

Tome précédent

D’autres avis sur la toile

D’autres livres de l’autrice

Résumé en image

Temps de lecture

2–4 minutes

Bonne lecture !

Publications similaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.