Fragment de livre en guise de mise en bouche :

« — Comment ça, « je crois » ? On doit être sûrs.
— Je suis sûre ! De toute façon, y’a un train par mois pour venir dans le coin. Je ne vois donc pas comment je pourrais me tromper !
Il secoue la tête, dépité, puis pianote à nouveau sur son écran.
— Vous savez utiliser un clavier tactile, je suis impressionnée ! soupiré-je après un instant.
— Hum, oui. Tout le village a fait un feu pour fêter ça, vous auriez dû voir… réplique-t-il sans relever le nez dans ma direction.
— J’y crois pas, vous avez le feu pour éclairer les grottes dans lesquelles vous vivez ! Bientôt la pénicilline !
— On n’arrête pas le progrès, Mademoiselle la Reine des abeilles. »

Mon avis :

Joana est l’archétype du personnage féminin que je n’apprécie pas. Elle est superficielle, tout est apparence, fashion et image sur les réseaux. C’est une instagrameuse au million de followers. Queen Bee est une vraie fashionista. Elle a tous les atouts pour me faire hérisser le poil. Et pourtant contre toute attente, je me suis attachée à elle. Elle a un petit côté déjanté qui m’a fait craquer et de l’humour à revendre. 

Son passé refait surface. Une lettre lui annonce la mort de son père. Elle ne l’a pas revu depuis des années. Leur dernière entrevue s’est très mal finie. Elle se saoule et sur un coup de tête, elle se rend chez son père. 

Henri, gendarme, a perdu le sourire. Ces amis ont mis en place un mystérieux pacte pour le soutenir. Sa vie est monotone jusqu’à ce qu’une jeune femme débarque. Il pense avoir des hallucinations. Elle ressemble à deux gouttes d’eau à Joana Mancini, mais le problème c’est qu’elle est censée être morte. Elle a été enterrée il y a dix ans, pourtant elle semble bien vivante. Comment est-ce possible ? 

Depuis qu’il est policier dans cette ville, il n’y a pratiquement eu aucun pet de travers à part les turpitudes de son grand-père et du père Lapin. Ces deux petits vieux sont de vraies crapules, ils conduisent en état d’ivresse, mettent la pagaille dans les bars. Ils transportent du fumier sur leur moto… J’ai adoré ces deux personnages secondaires. Ils sont tellement drôles comme Joana, ils mettent le feu au plancher. Ils sont tellement mimi et de vraie tête à claques. Ils sont légers, on peut compter sur eux pour faire des bêtises, mais également s’aérer la tête. Ils peuvent être sérieux, néanmoins ça ne dure pas longtemps. 

Les amis d’Henri valent tous le détour. C’est comme une deuxième famille. Ils l’entourent. Eve et Chaton sont tellement tendres. J’aimerais tellement savoir comment ils se sont rencontrés. 

Gaia Alexia décrit des scènes qui semblent sortir tout droit d’une vidéo gag. J’ai bien ri. Elle fait preuve d’humour et de piquant dans les dialogues. Elle profite de cette romance pour faire passer un message sur le consentement et le respect. Henri est touchant et doux. Joana est une fonceuse, mais un peu désorientée. Cette ville et ses habitants la mettent sens dessus dessous.  

En résumé : cette lecture fut une totale surprise. J’ai adoré ma lecture. J’avais peur de ne pas accrocher à Joana, et pourtant l’auteur contrebalance, ce côté superficiel avec une plume cocasse et des situations piquantes.

Note : 4.5 sur 5.

D’autres avis sur la toile : LesJoliesLecturesDePapier, Le Meli-Melo de Celine, Le Temps d’une Chronique, Alice Neverland, Games Of Books, LadiesColocBlog, Beginning of the story, FiftyShadesDarker, Les_lecturesdecoco, MissChocolatinebouquine et Mjey W

Rédigé par

Les paravers de Millina

Passionnée de livre... Fantasy, Policier et Romance :)