Cher(e) loulou,

Mon avis

C’est la première fois que je lisais un livre de Grégoire Delacourt. Il me tardait de lire un livre de cet auteur depuis que j’avais lu ma chronique enthousiaste sur le livre « Mon père » de l’auteur. J’avais bien envie de découvrir la plume de l’auteur. Quand Audiolib a proposé ce livre, ni une ni deux, je n’ai même pas lu le résumé. Je me suis lancée sans filet. Est-ce que j’ai regretté ? 

Une nuit particulière, c’est l’histoire d’une rencontre. Une rencontre hors du temps, une rencontre inattendue, le destin nous joue parfois de drôle de tour. Aurore est une femme abandonnée et délaissée par son mari, elle est divorcée sans l’avoir voulu femme. Tout de suite, mon imagination allait bon train, son mari était parti pour une plus jeune aussi facile que ça. Pourtant, j’étais loin d’imaginer la suite. Aurore se livre à nous, elle a la quarantaine et elle doute. Ses doutes révèlent une insécurité ; peut-elle encore séduire ? Son corps a-t-il une date de péremption ? Est-elle désirable ? 

Seule dans ses réflexions, elle se balade dans Paris sous le feu des éclairages nocturnes. Paris romantique a fait place à un Paris triste et mélancolique comme Aurore. Elle est poussée par ses incertitudes. Elle se lance dans la séduction. Elle demande du feu pour une cigarette à un homme plus jeune qu’elle. Il est beau. Elle a besoin d’oublier et de s’oublier. Le désir d’être aimé la rend audacieuse et sensuelle. Les narrateurs sont tour à tour torturés et voluptueux comme cette nuit l’est pour nos deux protagonistes. Simeone est un insomniaque. Il est sorti pour faire le point, savoir où il en est dans sa vie. Il ne s’attendait pas à Aurore. Qui pourrait prévoir qu’une femme qui demande du feu un soir dans une rue de Paname change votre vie à jamais. Personne ! Pourtant, Simeone est attiré comme un insecte par le feu. Cette femme lui propose la lune et lui acquiesce. Il ne sait pas s’il la lui donnera, mais il la suivra. Cet élan de ces deux âmes, l’une vers l’autre est comme une rencontre hasardeuse, mais prometteuse et touchante. La fin est un point culminant et qui reste comme une amertume dans la bouche. 

La fin ; je l’attendais avec impatience. Elle est différente de toutes mes attentes, elle est juste, incisive et vive. 

En résumé

Catherine Creux et Charles Morillon sont deux voix à retenir. Leur duo fonctionne du tonnerre. Ils donnent corps à une histoire d’un soir hors du commun et magique. Grégoire Delacourt est une plume à retenir sensuelle et sensible. 

Note

Note : 4 sur 5.

Citation

« Je lui parlai alors d’une ville en Norvège où la nuit durait de longs mois puisque la nuit semblait désormais être notre pays, un éther confortable, presque irréel ; la lumière du jour nous ramènerait inexorablement à la violence de nos vies : à elle sa solitude nouvelle et lourde, son grand appartement dépeuplé de lui, vidé de ses disques des Stones dont il était idolâtre, à moi l’incompréhension de Marie, les douleurs prochaines, mon corps qui s’étiole, fond puis disparaît. Partons ensemble à Tromsø, murmura-t-elle, dans cette ville dont vous me parlez, allons vivre dans la plus longue nuit du monde ; et j’avais pensé que la laideur n’était visible que de jour et qu’aimer c’était rêver, lutter pour ne jamais se réveiller. Mais elle me parlait de son mari, encore, et encore ; m’abreuvait de leurs éphémères séparations pour se retrouver, ce jeu entre eux qui dura près de trente ans, et je songeai que j’étais sa nostalgie de l’autre. »
Extrait de
Une nuit particulière
Grégoire Delacourt
Ce contenu est peut-être protégé par des droits d’auteur.

Synopsis

D’autres avis sur la toile

D’autres livres de l’auteur

Pas encore lu, mais je pense que je lirais sans doute « Mon père » de l’auteur.

Résumé en image

Temps de lecture

3–4 minutes

Bonne lecture !

Publications similaires

6 commentaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.