Arabesque saison 2

Mon avis

Cette saison, on sent que Jessica Fletcher prend du galon. Elle s’essaie même au jeu de rôle. Dans le premier épisode, Jessica Fletcher se fait passer pour une grande dame de renom et philanthrope. Elle tente ainsi de mettre la main sur un voleur et un potentiel assassin. Elle change de méthode et j’aime beaucoup ça. Cette saison apporte aussi une nouveauté importante : l’arrivée du personnage de Seth Hazlitt, le docteur de Cabot Cove. Il prend la place de l’homme à tout faire du village.

La série prend alors un tour plus scientifique, ce qui suit assez bien l’évolution du personnage de Jessica Fletcher. Elle n’est plus à ses premières armes et a beaucoup appris, aussi bien grâce à ses livres qu’à ses enquêtes de terrain.

Ses enquêtes ne se cantonnent plus uniquement aux hautes sphères de la société ou à Cabot Cove. Cette saison est l’occasion de la voir jurée d’assises ou même en prison. Cela permet d’aborder des sujets forts, comme la violence faite aux femmes. La série se positionne sur une thématique de grande importance, bien avant l’ère du mouvement Me Too.

Certains diront qu’elle n’est pas assez critique, mais c’est aussi le reflet de son époque. L’épisode en prison est particulièrement marquant, car il critique autant les conditions de détention que la condition féminine.

Grady revient également. En tant que fils adoptif, il reste le personnage récurrent le plus présent. De nouvelles nièces font aussi leur apparition : Nita, une jeune actrice, et Tracy, une jockey. Tracy évolue dans un milieu très masculin, l’un des rares sports où hommes et femmes s’affrontent directement. C’est un terrain de guerre mouvementé, et Jessica est l’une de ses plus grandes supportrices. Elle va même jusqu’à faire des remontrances à son frère pour le manque de soutien qu’il apporte à sa fille.

Emma McGill reste ma préférée. Angela Lansbury y joue à la fois son propre rôle et celui de sa cousine, une véritable prouesse. Emma est bien plus extravagante et surjouée. Les deux rôles lui vont à merveille, et la distinction est évidente, même sans les costumes pourtant très différents.

Je suis également ravie de retrouver Harry McGraw (Jerry Orbach), un sacré personnage. Il a un petit côté Nestor Burma qui me fait clairement craquer. Tête brûlée, fonceur, mais loyal jusqu’au bout. En écrivant cet avis, j’ai d’ailleurs découvert que les producteurs d’Arabesque lui ont consacré un spin-off.

Parmi les gentlemen qui prêtent main-forte à Jessica Fletcher, Michael Hagerty est une autre fripouille au grand cœur. Plus classe que McGraw, il reste cependant difficile de savoir s’il est du côté du lard ou du cochon.

En résumé

C’est vraiment une série cocooning pour moi. Elle oscille entre élégance et drama, et l’équilibre est parfaitement maîtrisé.

Je salue le jeu d’acteur de :

Angela Lansbury, Tom Bosley, Michael Horton… Tout investi et avec une diction et une gestuelle maîtrisée et parlante.

Notation

Note : 4 sur 5.

Synopsis

Couverture de la saison 1 de 'Arabesque' avec Jessica Fletcher, une femme d'âge mûr souriante, tenant un téléphone et entourée de livres, annonçant des éléments de mystère dans une ambiance élégante.

Résumé en image

Saison précédente

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5 commentaires

  1. Grosse madeleine de Proust <3
    J’étais assez jeune, quand je voyais cela d’un oeil, de loin, chez mes grands-parents maternels. Reste que c’est associé à de bons souvenirs ^^
    Sinon Angela Lansbury a poussé la chansonnette dans une version de Sweeney Todd, bien avant le film de Tim Burton. J’avais adoré le film de Burton, et en faisant qq recherches, j’étais tombé là-dessus ;p

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