Cher(e) loulou,
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Mon avis
Ce tome est tellement émouvant que les larmes se sont bousculées au balcon de mes yeux. Coup de cœur absolu pour Mizuki, un personnage profondément bon et altruiste. Il est clairement difficile de ne pas l’aimer et de rester indifférent face à ses actions. Cette fois-ci, il a eu l’idée de donner un concert en prison. D’où lui vient cette envie ? Il a entendu un détenu confier qu’il rêvait d’assister à un concert, mais qu’en prison ce rêve était devenu lettre morte. Cette confidence a profondément touché Mizuki.
Il a d’abord dû convaincre sa mère, puis l’administration pénitentiaire… mais rien ne l’arrête. Il se livre avec une honnêteté et une innocence désarmantes. Comment son spectacle sera-t-il accueilli en prison ? Les détenus ne sont pas des saints. Risquent-ils de mal le prendre ? Et son handicap, comment sera-t-il perçu ?
Le monde imaginé par Rin Saito est empreint de bienveillance, et ce tome en est une nouvelle preuve. C’est aussi l’occasion d’aborder la thématique des tremblements de terre et de leurs conséquences terribles : familles séparées, enfants orphelins, disparus sans sépulture, absence de corps à enterrer. Mizuki est encore une fois au cœur de l’histoire. Avec ses maigres moyens, il cherche simplement à mettre du baume au cœur de ceux qui l’entourent. Ses attentions sont profondément touchantes. Heureusement, il lui arrive aussi de faillir et d’avoir peur, sinon il serait difficile de croire à son humanité, n’est-ce pas ?
À certains moments, j’aurais aimé le voir se mettre en colère, mais Mizuki fait preuve d’une grande résilience et d’une maturité impressionnante. La colère, chez lui, semble s’être éteinte depuis longtemps.
Rin Saito et son équipe ont dû passer au numérique pour la réalisation de ce tome, le confinement ayant annulé les autres possibilités. Honnêtement, si je n’avais pas lu la postface, je n’aurais rien remarqué. La transition est impressionnante, surtout quand on sait que le passage au numérique n’est pas évident. Le changement est imperceptible, si ce n’est que les débuts de chapitres bénéficient de dessins plus détaillés et offrant davantage de volume, pour mon plus grand plaisir.
En résumé
Cette saga mérite vraiment d’être découverte. Elle aborde des thématiques importantes à mes yeux, comme le handicap, la tolérance et le regard des autres. Parfois, notre propre peur du jugement donne aux regards extérieurs un pouvoir et des intentions qu’ils n’ont pas. Comme Mizuki, on peut apprendre à ne pas se laisser limiter par cela. Ce manga véhicule de très beaux messages, même s’ils sont parfois un peu simplistes.
Note
Citation
Synopsis
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Résumé en image
Temps de lecture
Bonne lecture !
