Cher(e) loulou,
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Mon avis
Fauve est appelée à Sens. Tiens tiens, on sort du Musée du Louvre. Étonnant, n’est-ce pas ? Les sphinx ont décidé de jouer et, même s’ils se comportent comme d’adorables chatons, ils font tout de même près d’un mètre au garrot. Forcément, ça impressionne. C’est donc une urgence. Il leur faut Fauve immédiatement… même si, disons-le, l’horaire laisse à désirer. Elle débarque les yeux bouffis, encore ensommeillée et un peu contrariée. Mais qui refuserait de jouer avec des “chatons” géants ?
Comme réveil, on a connu mieux. Pourtant, la mission s’annonce presque amusante. C’est d’ailleurs pour cela que Fauve a emmené avec elle une assistante exorciste : Noa. Et si les sphinx décidaient de s’amuser avec elle ? Cela permettrait à Fauve de souffler un peu. Enfin… Noa en est à ses débuts. Impossible de la laisser totalement livrée à elle-même. Fauve garde donc un œil attentif sur ses premières armes.
Lorsque j’ai commencé cette saga, j’étais enthousiaste. La nouveauté, l’intrigue originale, le cadre atypique : tous les ingrédients étaient réunis. Mais j’avais une petite crainte. Chaque exorcisme est lié à une œuvre différente. Si les œuvres changent, le processus, lui, reste similaire. Le risque ? Une mécanique répétitive. Et dans ce tome, je dois reconnaître que ma crainte commence à se confirmer. Il y a bien quelques variations, quelques ajustements, mais la structure demeure très proche des précédentes aventures. Pour l’instant, cela ne me dérange pas réellement. Cependant, j’aimerais que l’autrice approfondisse davantage l’univers, notamment l’histoire et le fonctionnement des exorcistes. Le potentiel est immense.
Lucien, le chef de la sécurité de nuit, reste fidèle à lui-même : souriant, charmeur, légèrement impertinent. Blaise, son assistant, arbore toujours son air blasé légendaire. Pourtant, c’est lui qui réserve la plus belle surprise. Peu à peu, il gagne en épaisseur. Derrière son masque un peu froid se cache un personnage plus attachant qu’il n’y paraît. Ses interactions avec Noa participent clairement à cette évolution.
On sent d’ailleurs que Paula Andrade amorce quelque chose. Elle construit progressivement une forme de “found family” parmi les employés du Louvre. Cette dynamique apporte chaleur et légèreté au récit. C’est peut-être aussi pour cela que la redondance m’a moins dérangée : les relations humaines prennent davantage de place.
Graphiquement, il n’y a pas de révolution. Le trait reste fidèle aux tomes précédents. Les œuvres sont reconnaissables et respectées. L’absence de couleur ne pénalise pas les tableaux, au contraire : elle met en valeur les contrastes et l’atmosphère nocturne.
En résumé,
Ce tome est très réussi, même s’il m’a peut-être un peu moins marquée que le précédent. L’effet de surprise s’estompe. J’espère que l’autrice saura enrichir encore son univers et donner plus de profondeur à ses personnages. Ils le méritent amplement.
Note
Synopsis
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Résumé en image
Temps de lecture
Bonne lecture !
