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Verts de Patrick Lacan et Marion Besançon

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Cher(e) loulou,

Mon avis

C’est une bande dessinée assez étonnante. J’ai d’abord été attiré par la couverture, poétique et dessinée, qui rappelle un peu Les Fleurs de Grand frère, un peu sauvage. J’avais plutôt bien cerné l’ouvrage. Cette bande dessinée a une dimension écologique et surtout une anxiété vis-à-vis de l’avenir de la flore.

Tout commence quand un père aperçoit sa voisine avec sa fille. Il croit voir quelque chose d’étrange. Cette fillette avait une excroissance sous le nez, une feuille. Ce père est déboussolé, il n’aime déjà pas ses pyracantha, les déteste, rampe, grimpe et détruit tout sur son passage. Entretenir son jardin est un combat quotidien, alors un nourrisson avec une feuille, c’est impensable. Une abomination, comme quoi la jeune maman a raison de cacher sa fille, il n’est pas prêt.

Elle est loin de se douter que sa fille est la première d’une longue série. Ces excroissances végétales se transmettent comme un virus, mais une fois implantées, elles restent. Une feuille sous le nez, une dans les cheveux, c’est décoratif, mais cette mutation s’accompagne d’une perception accrue de la nature.

L’auteur se concentre sur plusieurs types de personnes : sceptiques, émerveillés, réfractaires, ceux qui ont peur. Pour les curieux, les dessins et l’idée de vivre en symbiose avec les végétaux sont fascinants et touchants.

L’auteur montre ce que la nature pourrait nous dire si on l’écoutait. Étonnant, déconcertant, mais parlant. Le récit crée un pont entre humains et nature, pour prendre conscience d’elle avant qu’il ne soit trop tard.

Dans cette bande dessinée, la nature reprend ses droits, envahit nos jardins et nos corps pour stopper la destruction, mais aussi pousser les humains à profiter de l’instant présent et se libérer de leurs peurs. Patrick Lacan a un dessin parlant, son univers se suffit à lui-même, les bulles sont parfois optionnelles. Comme Les Fleurs de Grand frère, les fleurs s’intègrent sur le corps humain avec grâce, parfois plus impressionnant qu’une simple couronne. La qualité graphique et la poésie de la trame apportent une dimension onirique au récit.

En résumé

L’humain ne réagit pas toujours bien au changement. On sent l’impact des années Covid, mais ce virus n’est pas néfaste, c’est un appel à la différence et à la tolérance. Les messages sont beaux et la lecture fascinante.

Note

Note : 4 sur 5.

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Synopsis

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Temps de lecture

2–3 minutes

Bonne lecture !

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