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Trois femmes de la baltique T1 Paula de Ann-Christin Antell

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Cher(e) loulou,

Mon avis

Je dois dire que je n’ai pas lu les précédents tomes. Cela n’a pas influencé ma note, je n’étais pas perdu dans l’intrigue. Je me serais peut-être encore plus attachée à Jenny et Martta, si je l’avais fait d’autant que les deux derniers chapitres offrent un épilogue pour ces deux femmes fortes et aventureuses à leur manière. Je regrette juste que l’épilogue de Paula ait été oublié. L’histoire paraît tronquée, néanmoins ce sera la seule ombre aux tableaux. 

Paula est une femme en avance sur son temps. Elle aime les bas de soie, les nouvelles modes, les rouges à lèvres. C’est une Miss Fisher ou encore une Miss Maisel en plus prude et en même temps osée dans sa mode vestimentaire et ses actions. Elle est en avance sur son temps. En tant que jeune adulte, Paula prend ses responsabilités dans l’entreprise familiale. Elle s’investit à fond, impossible d’être une simple spectatrice. Le désastre est annoncé, leur entreprise est sur une mauvaise pente, les années trente sont passées. La récession arrive et le textile est en nette chute au niveau des ventes. Son oncle est un bon patron, mais justement peut-être trop gentil vis-à-vis de ses employés et pour le bien de l’entreprise familiale. C’est une bonne pâte, qu’est-ce qu’on y peut ? 

Les négociations pour la vente de l’entreprise ont commencé, Rikhard Falke, le patron d’une entreprise concurrente. Son offre est sous-évaluée et même si elle était alléchante. Hors de question de vendre, Paula compte bien donner un peu de fraîcheur à l’entreprise et lui permettre de remonter la pente. N’est-ce pas trop tard ? Elle est jeune et elle a de bonnes idées, mais l’état de l’Europe est préoccupant et le marché est loin d’être stable. En tout cas, elle est têtue et elle a envie de tenter le tout pour le tout. Les soucis de santé de son oncle sont l’occasion rêvée. 

Les joutes verbales entre Richard Falke et Paula sont délicieuses. Cet homme est ouvert d’esprit par rapport à d’autres, mais encore un peu macho sur les bords : les femmes ne peuvent pas conduire, elles ne sont pas à même de diriger une entreprise, etc. 

La famille de Paula aussi, surtout Martta, sa mère, est parfois choquée par son comportement ou son accoutrement. Ce rouge à lèvres n’est-il pas un peu trop rouge et voyant, ou cette robe trop décolletée ? Il ne faudrait pas qu’on pense que tu es une femme de mauvaise vie. Quelle est cette musique que tu écoutes ? N’est-ce pas cette musique afro-américaine que l’on appelle aussi la musique du diable ? 

Heureusement, Paula peut compter sur sa cousine, Katri, et sœur de cœur pour traverser les critiques et se sentir soutenue. Un esprit libre, artistique et plus calme que ne le serra jamais sa cousine. 

Je découvre avec plaisir ses histoires du nord d’Europe, même si les faits historiques sont peu présents, on sent comme un nuage menaçant s’approcher et ternir petit à petit la vie. La guerre se rapproche. C’est un point de vue d’avant-guerre. J’aimerais presque que l’auteure sa saga avec une suite pour la famille Barker. La Finlande a été un pays neutre, mais elle a quand même subi des attaques. Cela ferait une suite intéressante.  

Ann-Christin Antell est une plume que je vais suivre. Merci aux éditions hachettes pour cette opportunité. 

En résumé

C’est une belle lecture, une surprise. J’ai commencé cette saga par le troisième tome sans que cela soit gênant. Elle m’a un peu fait penser à la plume de Marie-France Desmaray. 

Note

Note : 4 sur 5.

Citation

– Tu devrais prendre Aarne, dit Katri en regardant sa cousine tête inclinée.

Voilà un homme comme il te faut.

— Oui, si j’étais amoureuse, mais ce n’est pas le cas. Aarne est comme un frère, pour moi. Il n’y a aucune passion entre nous.

Katri soupira et passa les doigts sur la nappe.

– Comment se fait-il que les personnes honnêtes et gentilles restent toujours en retrait, comme des figurants ?

Paula se resservit du café et raconta à Katri ce qui s’était passé à Marjaniemi, dans les moindres détails. Après de longues séquences, elle remarqua que Katri gardait un silence anormal, regardant le jardin d’un air absent.

– Mais tu ne m’écoutes même pas ! lui reprocha Paula.

Tout à coup, elle comprit.

– Toi aussi, un homme te hante ! Je sais. C’est le binoclard avec qui tu dansais au Seurahuone. Il t’a enfin invitée à sortir ?

Synopsis

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Résumé en image

Temps de lecture

3–5 minutes

Bonne lecture !

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