Cher(e) loulou,
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Mon avis
Je ne suis pas à mon coup d’essai avec l’autrice. J’avais aimé Les Noces de la renarde, mais Les Oubliés de l’amas, c’était encore mieux. Or, ce livre s’inscrit davantage dans l’univers de ce dernier, car futuriste et dystopique. Cela partait plutôt bien. Pourtant, le début a été long à démarrer. Je n’ai pas encore bien compris le but de Risa dans la vie. Effectivement, c’est une cyborg, la seule. Elle part en mission à l’extérieur de l’Enclave, un lieu de retraite protégé. Ces missions sont censées permettre à l’Enclave de survivre, mais leur cadre est assez flou, tout comme leur bénéfice pour l’Enclave. Heureusement, toute l’intrigue ne repose pas là-dessus, car, pour être honnête, cela ne me passionnait pas plus que ça.
Au fur et à mesure des missions, des éléments étranges frappent l’œil attentif de Risa. Des prothèses plus performantes, proches des siennes… alors qu’elle est censée être la seule à en posséder. La simple existence de ces prothèses est inexplicable. L’enquête se corse. Elle doit en référer à Cassidy, sa supérieure, mais aussi la dirigeante de l’Enclave. Qui est aussi son amante !
Cassidy est reliée à l’IA de l’Enclave par des fils, contrairement à Risa qui les a directement dans son cerveau, comme une extension de celui-ci. Tout est plus complexe. Cassidy se sert de Risa comme de son bras armé, mais aussi comme de son bras droit. Elle lui offre réconfort, acceptation et amour en échange.
Si le début était peu prenant, c’est peut-être aussi dû à ma lecture fractionnée : attente à l’aéroport, avion, puis les heures d’éveil pendant le vol. Pourtant, passé les trente premières pages — avec un vocabulaire de robot, cyborg, informatique, médical et les lois de cet univers — Floriane Soulas a su me reprendre dans ses filets. Effectivement, Risa a quelque chose de presque surnaturel, et l’on s’identifie difficilement à elle. Pourtant, lorsqu’elle tombe sur une femme victime de violences familiales, là, j’ai davantage adhéré. L’Enclave, c’est aussi une protection pour ces femmes. Soma est un texte engagé contre les violences intrafamiliales, mais aussi un récit profondément féministe. Peut-être un peu trop exclusivement féministe.
Attention, Soma est une histoire courte. L’autrice est obligée de faire des choix. La nuance en fait partie, en tout cas sur les rapports hommes-femmes, mais elle développe davantage la partie futuriste : les cyborgs et l’IA. Au vu du titre, ce choix est justifié.
En résumé,
J’ai bien aimé ce court roman qui, malgré un début difficile, se dévore assez rapidement. Avec un peu plus de nuance et quelques détails supplémentaires sur le fonctionnement de l’Enclave, j’adhérerais complètement au récit.
Citation
– Dans trois jours, dit-elle tout bas, rendez-vous au bar le Chardon Rouge et demandez Maev.
La femme jette un regard paniqué vers la porte de la chambre. La respiration lourde d’Oleg leur parvient. Son réveil a commencé. Risa lui donne un petit cristal poli à l’intérieur duquel s’épanouit une fleur rouge et jaune dont les pétales ressemblent à des plumes duveteuses. Isbeth le prend, émerveillée.
— Dans trois jours, Maev, répète Risa. Ceci vous servira de laissez-passer, ne le perds pas. Il vous aidera à disparaître.
La femme hoche la tête, pâle comme un fantôme. La gamine lève des yeux émerveillés vers Risa, qui lui tapote doucement le sommet du crâne et se dirige vers la porte du minuscule appartement.
Note
Synopsis
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Résumé en image
Temps de lecture
Bonne lecture !
