Cher(e) loulou,
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Mon avis
Si le tome 2 m’avait un peu déçue, davantage centré sur différentes aventures que sur l’apprentissage, ce tome-ci revient à l’essentiel, comme le premier, avec un seul fil conducteur : « un autre dragon à sauver ». Luca se voit de plus en plus confrontée à l’image de son père, accusé de trahison envers le royaume. Les actes de Guidéor auraient eu de lourdes conséquences et elle fait face, chaque jour davantage, à la haine des autres.
Pourtant, elle ne sait même pas s’il est réellement responsable de tout ce dont on l’accuse. Avec elle, il a toujours été aimant et vétérinaire de talent. Rien ne correspond à l’image du traître dépeint par les journaux ou relayé par les rumeurs du champ de bataille. Cependant, les rumeurs ne naissent jamais de rien et le doute s’insinue peu à peu.
Gilla, Chloé et Luciana sont plus soudées que jamais, surtout Gilla et Luca. Chloé reste le personnage tampon : elle n’a pas vraiment de personnalité propre, mais plutôt une fonction. Pour l’instant, cela ne me gêne pas, mais je pressens que cela finira par m’agacer, car le contraste avec Gilla est flagrant. Son personnage semble moins travaillé, avec peu d’émotion ou de relief. Elle incarne la douceur, parfois la fadeur. C’est l’épaule sur laquelle se reposer, celle qui sert d’intermédiaire entre deux fortes têtes.
Mais au fond, quelle est son histoire personnelle ? Gilla, elle, a perdu sa famille lors de la grande guerre. L’escadron de Guidéor serait en partie responsable de cette tragédie, d’où le ressentiment qu’elle peut éprouver envers Luca. Être la fille de Guidéor revient presque, aux yeux de certains, à porter la faute de ses actes.
Gilla n’est pas la seule à faire ce raccourci, même si cela n’avait pas entravé son travail d’assistante vétérinaire jusqu’ici. Dans ce tome, Luca affronte cette haine de plein fouet. Son impuissance est touchante. J’ai senti ses convictions sur l’innocence de son père commencer à vaciller. Si tant de personnes le croient coupable, existe-t-il un fond de vérité ?
Un simple article de journal pourrait mettre le feu aux poudres. Seygfried, leur mentor, faisait partie du même escadron que Guidéor. Il demeure silencieux, comme lié par un secret. Pourtant, on sent qu’il se retient et pourrait tout révéler. Il a intérêt à être à la hauteur, car les auteurs nous tiennent en haleine depuis trois tomes.
Les dessins sont toujours aussi mignons et le bestiaire reste très diversifié. Les illustrateurs accentuent les rondeurs, ce qui correspond bien au jeune public visé. Même si la guerre et certaines thématiques, comme la dépression ou la démence, peuvent sembler audacieuses pour un lectorat plus jeune.
En résumé,
Ce tome 3 est à la hauteur du premier. Plus profond que le précédent, plus cohérent avec l’univers et la trame, il offre aussi son lot de surprises.
Note
Synopsis
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Résumé en image
Temps de lecture
Bonne lecture !
