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La promesse des dragons d’Elin Bakker

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Cher(e) loulou,

Mon avis

Cela avait bien commencé. La plume est belle, fluide, elle se lit toute seule. Pourtant, il me manque quelque chose. Le worldbuilding est magique, bien pensé, et m’a un peu fait penser à celui de Clémence Godefroy avec Les Héritiers d’Higashi. Comme pour ce dernier roman, je n’ai pas réussi à entrer totalement dans l’histoire. Le folklore japonais est abordé de manière fluide et compréhensible, même pour les néophytes. Elin Bakker a réalisé un travail de vulgarisation des mythes assez impressionnant : ils sont détaillés sans jamais noyer le lecteur sous les informations. Les yōkai se dévoilent progressivement au fil du voyage de nos deux protagonistes.

Melinn est une jeune servante dont la vie est entièrement dédiée à sa maîtresse. Lorsque celle-ci meurt et que Melinn doit donner sa propre vie pour permettre sa résurrection, cela dépasse ses forces. Elle préfère alors passer un marché avec le démon dragon. Aiko l’aide à s’enfuir si, en échange, elle l’aide à atteindre son objectif. Un objectif qui reste d’ailleurs assez flou. Leurs chemins sont amenés à se croiser pendant au moins deux ou trois jours.

Aiko est un démon dont le but est de détruire le monde, de retrouver son foyer et de se venger. L’ordre de Kashin a détruit ce qu’il lui restait d’humanité, et sa captivité a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Melinn est son seul espoir pour quitter ces lieux, mais leur duo semble animé par une autre motivation, encore obscure.

Elin Bakker construit une quête à l’aspect presque onirique. Pourtant, comme Melinn, nous avançons sans connaître réellement le but du voyage. Si le monde des yōkai ne m’est pas totalement inconnu — l’anime Inuyasha m’a beaucoup aidée —, l’autrice a prévu un bestiaire pour les lecteurs moins avertis. Elle parvient à décrire les yōkai et leurs légendes en peu de mots, de manière concise et efficace. Elle réussit là où Clémence Godefroy avait parfois eu tendance à me perdre.

La plume est très visuelle et immersive, mais il me manque l’émotion. Melinn est assez passive. Aiko peut se montrer intimidant, et même si Melinn évolue, j’attendais un véritable coup d’éclat… et plouf ! Rien. C’est en partie pour cela que cette lecture reste agréable, mais manque de relief.

En résumé

C’est mon premier livre de la maison d’édition Bêta Publisher et une bonne découverte. Les idées sont belles, l’histoire originale et je n’ai relevé aucune faute. L’émotion, en revanche, n’est pas vraiment au rendez-vous, et c’est mon seul regret.

Note

Note : 3 sur 5.

Citation

« Soudain, des murmures se firent entendre, inondant la forêt paisible. Quelques rires fusèrent dans l’air, accompagnés par des paires d’yeux cachés entre les branchages des arbres. Plus Aïko avançait, plus les voix semblaient s’agiter. L’entité savait ce qu’ils désiraient, ce qu’ils étaient, et poursuivit sa route en se redressant. Sa destination ne se trouvait plus qu’à quelques pas de là. »

Extrait de 
La Promesse du Dragon
Elin Bakker
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Synopsis

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Résumé en image

Temps de lecture

2–4 minutes

Bonne lecture !

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