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La chance d’une vie de John GRISHAM

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Citation :

« Sooley, trempé de sueur, sourit jusqu’aux oreilles en voyant son entraîneur se diriger vers lui.

— Tu shootes depuis combien de temps, Sooley ?

— Je ne sais pas, coach. Deux ou trois heures.

— Combien de tirs ?

— Six cent quatre-vingt-dix.

— Et combien de paniers ?

— Trois cent quarante-trois.

— Ça fait presque 50 pour cent.

— Oui, mais comme vous dites, je n’ai pas de résistance.

— Et tous depuis la ligne des 3 points ?

— 90 pour cent.

— Tu sais quelles sont les stats de l’équipe pour les 3 points ?

— 28 pour cent.

— 28 pour cent. Ce n’est pas terrible. Qu’est-ce que tu penses de notre équipe, Sooley, après cinq matchs ? On a toujours une autre perspective depuis le banc et j’aimerais avoir ton avis.

Sooley sourit, fit plusieurs dribbles, et lança :

— On est bons, coach. C’est juste trop tôt. »

Mon avis :

Le personnage principal est un jeune sud-soudanais Samuel Sooleymoon. Il joue au basket le sourire aux lèvres et des rêves plein la tête. Il rêve de jouer à Djouba puis de se faire remarquer par des recruteurs de la NBA. Il pourrait ensuite prendre un vol pour les États-Unis et être intégré dans une université américaine. Le jeune Samuel rêve grand, sans trop y croire. 

Je me suis demandé si c’était une biographie. J’ai cherché sur Google s’il avait vraiment existé, mais ce portrait complexe sort tout droit de l’imagination de John Grisham et de sa passion du basket. Il a lui-même joué au basket pendant ses années de lycée. Il rêvait comme Samuel de NBA et de grandeur. Peut-être est-ce cette passion qui rend ce personnage crédible ? Samuel arrive à Djouba, son jeu n’est pas exceptionnel, mais sa ténacité impressionne les recruteurs. Il fait partie des joueurs sélectionnés pour faire un match en Amérique. Samuel est transporté par la joie. Il l’annonce à sa famille. C’est la fête, un rêve qui se réalise. Il n’a jamais vu d’avions et il fera bientôt un vol de 12 heures direction : « les États-Unis ». Il ne pensait pas arriver aussi loin. 

Ces sélections virent au cauchemar, quand la guerre civile éclate au Soudan. Sa mère, sa sœur et ses frères sont-ils encore en vie ? La ténacité et l’envie de jouer l’ont quitté, comment fera-t-il pour se démarquer ? 

John Grisham nous offre un portrait réaliste, complexe… Cependant, je suis restée très à distance au niveau des émotions. Je me demande si ce n’est pas à cause du point de vue utilisé par l’auteur : point de vue externe. Est-ce un moyen de se tenir à distance de l’horreur qu’il décrit ? Peut-être que c’est mieux pour analyser toutes les implications de cette guerre sur la population ? Comment les pays voisins accueillent-ils les réfugiés ? 

John Grisham s’attaque aussi à un sport qui l’adore. Ce sport nous est dépeint avec franchise : l’alcool, la drogue, les filles, l’argent qui circule. Les joueurs sont adulés, un joueur donne des emplois à beaucoup de monde. Un joueur peut percer, car on lui a donné sa chance même si au départ il n’avait rien d’exceptionnel. Le basketball est une partie intégrante de ce livre comme un personnage à part entière. Les matchs y sont décrits avec rigueur. Vous aurez l’impression de suivre un commentateur sportif à la radio. Personnellement, je ne suis pas très fan de sport et ses parties de l’histoire m’ont parfois fait décrocher. 

En bref, ça reste pour moi une très bonne lecture. Si vous êtes fan de sport, n’hésitez pas à venir découvrir les coulisses de la NBA auprès de Grisham. Le discours passionné est aussi piquant et engagé. C’est encore un bon livre signé John Grisham sur une étoile du basket qui se révèle à vous au rythme des matchs.

Note : 7.5 sur 10.

Une réponse à “La chance d’une vie de John GRISHAM”

  1. […] La chance d’une vie de John GRISHAM […]

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Lu dans le cadre du #coldwinterchallenge2022 menu #Hiversombre sous catégorie #nakatomitower.

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