Hello les loulous,
Aujourd’hui, journée bien chargée ! On commence par la visite de Kota Gede, avec sa mosquée, l’une des plus anciennes de Yogyakarta. Construite dans les années 1640, elle est très différente de celles qu’on voit en France. Pas de murs, une simple séparation hommes/femmes, sans espace architectural distinct… surprenant, non ?
📍 Gedhe Mataram Kotagede Mosque
59CX+67V, Unnamed Road, Sayangan, Jagalan, Kec. Banguntapan, Kabupaten Bantul, Daerah Istimewa Yogyakarta 55192, Indonésie
C’est beaucoup plus ouvert sur l’extérieur. Difficile à imaginer en Europe avec notre climat !
Cette architecture reflète totalement la mentalité indonésienne : très ouverte vis-à-vis de la religion et tournée vers le vivre-ensemble. D’ailleurs, Alex, mon guide, ne comprend pas la radicalisation dans nos sociétés. Il m’a demandé d’où ça venait… et là, clairement, mon anglais m’a lâchée 😅.
La mosquée est située juste à côté du cimetière royal. Yogyakarta est d’ailleurs la seule ville d’Indonésie à encore avoir une royauté, avec un sultan. Le cimetière est privé, donc inaccessible. Yogyakarta est autosuffisante et indépendante grâce à son sultan, même si je n’ai pas bien compris du coup leur comparaison avec la reine d’Angleterre. Peut-être l’harmonie entre monarchie et démocratie est à l’origine de cette comparaison ?
Petit détail intéressant : les portes menant à la mosquée et au cimetière mélangent les cultures hindoue et musulmane.
Je n’ai pas pris beaucoup de photos. Le lieu est particulier, intime, propice à la prière… je ne me sentais pas vraiment à l’aise de capturer ça.
📍 Hs silver
Jl. Mondorakan No.1, Prenggan, Kec. Kotagede, Kota Yogyakarta, Daerah Istimewa Yogyakarta 55172, Indonésie
Ensuite, direction une fabrique de bijoux en argent. Le procédé est encore très artisanal. J’ai eu droit à une visite détaillée, avec des explications claires (ouf 😄).
Le processus ? D’abord, on crée les formes puis on les remplies d’argent pur, puis un alliage avec de l’aluminium pour durcir le tout, ensuite un travail minutieux avec plein de petits trous, et enfin le polissage. J’ai sûrement oublié des étapes, mais c’est vraiment impressionnant et très fin.
Évidemment… c’est aussi une boutique, et j’ai craqué pour un bracelet 🙈
C’est assez cher pour l’Indonésie, surtout comparé au prix de l’argent et au niveau de vie local. Mais honnêtement, aucun regret : c’est unique et très beau.
📍Batik Seno Painting
JL. Mantrijeron, MJ. III/801, Jl. Mantrijeron, Mantrijeron, Kec. Mantrijeron, Kota Yogyakarta, Daerah Istimewa Yogyakarta 55143, Indonésie
On continue avec de l’artisanat : le batik. Retour sur sa fabrication (je t’en avais déjà parlé au jour 1). Ici, on voit les artisans travailler directement. Les couleurs sont plus chimiques — moins naturelles, mais plus durables.
L’accueil est toujours aussi chaleureux, même sans achat. Et si tu veux, tu peux même essayer toi-même avec la cire et les couleur sur un design déjà tracé et le ramener chez toi.
C’est minutieux, coloré… et ça fait clairement la fierté du pays.
Pour finir la matinée :
📍le Kraton, le palais du sultan
59V7+6H7, Panembahan, Kraton, Yogyakarta City, Special Region of Yogyakarta 55131, Indonésie
Ps : Vêtements couvrants recommandés, sinon il faudra en acheter pour la visite.
L’actuel sultan est le dixième de sa lignée, le premier monogame… et il n’a que des filles. La question de la succession pourrait donc poser problème.
Le palais est composé de 7 parties, représentant les 7 étapes pour atteindre le paradis. Les cours s’ouvrent sur des salles de réception totalement ouvertes.
La salle dorée est la plus utilisée (plus grande, idéale pour les orchestres), tandis que la plus ancienne sert pour l’anniversaire du prophète. Chaque salle possède ses propres instruments de musique, que je serais bien curieuse d’entendre !
Côté couleurs, on retrouve trois dominantes : rouge (hindouisme), jaune (bouddhisme) et vert (islam). Chaque couleur porte un message, avec une forte symbolique de paix.
Le palais raconte aussi l’histoire de l’Indonésie : colonisation hollandaise, tentative pacifique d’indépendance, puis guerre… après une occupation japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale. Les japonais reconnaisse l’indépendance de l’Indonésie, mais c’est sans compter les Pays-Bas qui ne son pas d’accord. Ce sera une guerre civile, même si Sultan et Président étaient prêts pour une solution pacifique. Celle-ci a été totalement rejetée.
Je ne connaissais pas du tout cette partie de l’histoire. L’indépendance est proclamée le 17 août 1945, mais reconnue par les Pays-Bas seulement en 1949. C’est grâce à Soekarno, président de l’époque, que cela a été possible. Il a d’ailleurs donné son nom à l’aéroport de Jakarta. Le sultan a aussi contribué à cette grande étape pour l’Indonésie.
Ma guide, une petite mamie adorable, parlait un français limité mais franchement impressionnant pour une autodidacte. On s’est comprises, et j’ai complété avec quelques lectures d’articles.
Le lieu est beau, mais très différent de nos standards occidentaux. Ce qui m’a le plus marquée, c’est la richesse des symboles. Même dans les plats de mariage, tout a un sens ! Par exemple, des bananes orientées d’une certaine façon portent un message d’espoir.
Les vêtements, les rituels… tout permet de mieux comprendre la culture et la vie royale.
L’après-midi, direction les temples de Prambanan… (cf Image à la Une)
L’après-midi, direction les temples de Prambanan. Un immense complexe, autrefois composé de mille temples… mais détruit en grande partie par des séismes et une éruption volcanique dans les années 1600.
La reconstruction n’a commencé qu’en 1953, après avoir dégagé les temples des cendres.
Le site principal comptait 224 temples. Aujourd’hui, les 3 principaux sont les plus connus, accompagnés de quelques autres reconstruits. Le travail est colossal, et toujours en cours.
Fait intéressant : les pierres non originales (environ 5 %) sont reconnaissables grâce à un petit clou au centre.
Le site a aussi subi un séisme en 2006, ce qui l’a fragilisé, mais il reste impressionnant.
Les trois temples principaux représentent Brahma (créateur), Shiva (destructeur) et Vishnu (protecteur). En face de chacun : leur animal messager (cygne, vache, aigle). Seule la vache est encore en place.
Franchement, un site datant de 856 après J.-C., ça impose le respect.
Petit conseil : le soleil tape fort, donc eau, chapeau et crème solaire obligatoires !
Les temples suivants (Lumbung et Bubrah) sont plus petits, mais intéressants. Et enfin… Sewu, le clou du spectacle 😍, personne.
Très peu de touristes, on était presque seuls. Une ambiance incroyable, entre ruines et silence. J’avais l’impression d’être une exploratrice en pleine découverte.
Après ça, retour à l’hôtel pour se poser. Le jetlag commence à se faire sentir…
J’ai testé un café type affogato : bof. Franchement, rien ne vaut de l’eau 😅.
Le soir, direction street food : du sate (brochettes de poulet avec sauce cacahuète). J’aime bien, sans en être fan.
Mais alors… énorme différence entre street food et restaurant branché ! Le street food est clairement meilleur, plus savoureux et beaucoup moins cher, peut-être plus risqué.
📍 Street food – Warung Sate Ayam & Sate Kambing Cak Abdullah
Jl. Parangtritis No.103-109, Brontokusuman, Kec. Mergangsan, Kota Yogyakarta, Daerah Istimewa Yogyakarta 55143, Indonésie
📍 Restaurant – City Grill – Eastern Mediterranean Restaurant
Jl. Parangtritis No.95, Brontokusuman, Kec. Mergangsan, Kota Yogyakarta, Daerah Istimewa Yogyakarta 55153, Indonésie
Le resto m’a déçue. Pas cher pour nous, mais clairement cher pour les locaux — et la qualité ne suit pas. Pourtant, certains locaux y vont… ça m’étonne 😮. C’est fade. Le poulet n’en a pas le goût.
J’ai aussi goûté la bière locale, la Bintang : rafraîchissante, et légère.
Bref, une journée intense, riche en découvertes et en contrastes ! ✨
Le savais-tu ? Les indonésiens doivent obligatoirement marqués leur religion sur leur carte d’identité et ne pas en avoir est impossible, même si tu es non pratiquant.
