La réalité est ce que l'imagination fait d'elle _Charmant _ David Safier_

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Appréciation Excellente lecture Les maisons d'éditions LIVRE Pocket Science fiction

Chroniques Lunaires tome 4 : Winter de MARISSA MEYER

Citation en guise d’avant-goût : Trois navettes blanches rutilantes attendaient sur les voies. Ils coururent jusqu’à la première. Cinder laissa d’abord embarquer les autres, prête à recourir à son magnétisme à la première alerte, mais le quai demeura silencieux. Loup …

Appréciation Les maisons d'éditions LIVRE Pocket Science fiction Très bonne lecture

Chroniques Lunaires T1 : Cinder de MARISSA MEYER

En guise d’avant-goût :

Cinder s’esclaffa.
– Elle rigole, tu sais. Iko s’entraine à l’ironie. C’est pas vraiment amusant comme endroit.
– Pas grave. Ce sera toujours mieux que de rester à étouffer dans l’appartement.
Peony s’éventa en s’adossant machinalement à un rayonnage métallique. Cinder lui prit le bras pour la redresser.
– Attention, ta robe !
Peony inspecta sa jupe, puis les étagères poussiéreuses, et chassa les inquiétudes de Cinder d’un haussement d’épaules.
– Sérieusement, je peux venir ? ça a l’air drôle.
– C’est surtout très sale et ça sent très mauvais, corrigea Iko.
– Qu’est-ce que tu en sais ? lui demanda Cinder. Tu n’a pas d’odorat.
– J’ai une imagination débordante.
Le sourire aux lèvres, Cinder poussa sa soeur vers la porte.
-D’accord, va te changer. Mais fais vite. J’ai un truc à te raconter.

Mon avis :

Une très bonne lecture !

C’est une très bonne lecture. Je n’avais pas beaucoup d’attentes vis-à-vis de ce livre car je n’ai pas lu beaucoup de chroniques sur cette saga. Le résumé m’a tout de suite intriguée.
J’ai beaucoup aimé ce livre surtout l’ambiance. Je me suis laissée assez vite happer par cette réécriture de conte. Elle s’allie à merveille avec l’univers de fiction imaginé par l’auteure. Les éléments de science-fiction sont présents, sans trop une bonne initiation au genre.   

Une réécriture de conte originale !

Cinder est dix fois mieux que Cendrillon. Je n’ai jamais vraiment aimé Cendrillon. Elle a un côté rebelle bien prononcé qui rajoute du piquant. Elle est bien différente de celle de Disney, un peu moins gentille. Elle a des rêves beaucoup plus réalistes : des rêves de liberté et d’indépendance vis-à-vis de sa belle famille. Cinder va-t-elle réussir à atteindre ses rêves ? Va-t-elle attraper la Letumose qui sévit dans sa ville? Est-ce qu’elle ira au bal comme Cendrillon ? Fuira-t-elle sa famille ? Laissera-t-elle Peony ?

Les protagonistes, un petit défaut ?

Cinder est originale, forte et courageuse. Seulement, je n’ai pas réussi à m’attacher totalement à elle. Il m’a manqué un petit quelque chose au niveau des émotions, un manque d’approfondissement. C’est franchement dommage, car il me manquait peu de choses. Peony, quant à elle, m’a beaucoup plu. Elle aime Cinder malgré le comportement de sa mère et de sa soeur. Elle est moins courageuse que Cinder, certes, mais elle l’aime et s’intéresse vraiment à elle. Et l’androïde Iko est mon personnage préféré, le petit grain de folie et le petit coup de peps de l’histoire. Cette androïde ressemble fort à un humain et voudrait le devenir. J’ai réussi à m’attacher à elle. 
Kai est un personnage intrigant, le poids du monde a l’air de peser sur ses épaules. En même temps, quand on est prince et que l’on a affaire à une maladie qui décime le monde et son pays, que faire ? J’ai bien aimé ce personnage, seulement lui aussi manque un peu d’émotions. 

La fin !

Il y a eu pas mal de révélations que j’ai vu venir. Seulement, la fin m’a surprise, frustrée, et donné envie de lire la suite. Des questions sont restées sans réponses !

En résumé : C’est une très bonne lecture. Une belle réécriture de conte avec une ambiance originale et une atmosphère futuriste. Je me suis lancée dans la suite avec envie !

Notation : 17/20

Note : 4 sur 5.
Appréciation Excellente lecture Le Livre de Poche Les maisons d'éditions LIVRE Science fiction

Red Rising T1 de PIERCE BROWN

Extrait en guise de mise en bouche :


— Surveille ton langage. Les Ors ne s’abaissent pas à ce genre de vocabulaire. Tu dois dire « fichu » au lieu de « foutu ». De la même façon, tu dois utiliser une « traînée » plutôt qu’une « salope », et ainsi de suite. D’ailleurs, à chaque fois que tu diras « foutu », je te collerai une gifle. Et si tu oses dire « bordel » ou « bon sang de merde », je te frapperai dans les parties. Et je vise bien. Quant à ton accent… Darrow, tu pourrais t’inonder des meilleurs parfums du monde, tu auras toujours une odeur d’égout tant que tu parleras comme ça. (Les sourcils froncés, il pose les mains sur ses hanches étroites.) Il va falloir que je t’apprenne les bonnes manières. Et que j’essaie de te cultiver, mon bonsieur.

— Je suis cultivé.

— Le créateur ait pitié de moi ! On dirait que tu mâches des excréments.

Il m’enfonce son index dans les côtes. Je gronde.

— Fais gaffe à tes propres manières, enfoiré.

Il s’empare d’un de mes gants, qui traînent sur mes genoux, et me gifle avec.

Mon avis :

Une excellente lecture, un presque coup de cœur!

Ce livre est tout simplement surprenant: par son écriture, par l’histoire, par ses personnages. Tout ça est simplement original.

Une histoire addictive !

Darrow est un Rouge soit un mineur qui passe son temps dans les mines de Mars. Sa seule préoccupation est d’avoir assez à manger pour sa femme Eo, d’être le meilleur et gagner le laurier « la récompense ultime ». Mais un événement va tout changer !!! Sa vie va en être bouleversé et un nouveau Darrow est né. Il est combatif et je me suis attaché à lui en deux secondes.

En quelques pages le décors est posé, impossible de lâcher le livre. Plusieurs fois, je me suis dit : « plus qu’un chapitre, il faut que je dors » et puis un chapitre plus tard : « aller encore un petit ».

Une écriture pas commune !

L’auteur emploie un style courant voir familier qui au début m’a un petit peu désarçonnée. Il est parfait pour l’histoire. Sa plume est agréable et fluide, les phrases sont variables pas trop longue non plus. Cette variabilité des phrases surligne bien l’action et donne une impression de mouvement et de rapidité. Les chapitres sont de longueur variable en moyenne dans la dizaine de pages.

La seule chose me retient de lui mettre 20/20. C’est que j’ai trouvé la fin un peu longue.

Le final est plein de surprise et elle m’a laissée sur le cul. Pardonnez moi l’expression. J’ai trop hâte de lire la suite. Et ça tombe bien, elle est à la bibliothèque.

Des personnages attachants !

Les personnages sont tellement surprenants. Si parfois, ils sont sombres parfois même bestiaux du aux mœurs et aux événements. Je les ai adoré surtout Roque le poète, le plus humain de tous. J’ai un petit faible pour ce personnage. Sevro, l’enfant sauvage, loyal mais empreint de liberté. Mustang est légèrement prétentieuse mais non sans raison, elle est intelligente et malicieuse. Darrow est un garçon terre à terre, intègre quand ça lui chante, sensible et un maître de l’ironie. Il est très complexe et attachiant (côté terre à terre voire buté).

Pour certains personnages, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Hunger Games sans pour autant que cela fasse plagia. Il y a une légère ressemblance aux niveaux des personnages secondaires.

Bref vous l’aurez compris. J’ai eu pas mal d’atomes crochus avec eux… Et les « méchants » ont vraiment de la gueule comme on dit.

En résumé : Un début de saga prometteur, addictif, très rythmé tout cela accompagné d’une plume assez déroutante mais tellement adapté.

Notation : 18/20


Pendant ma lecture, j’ai eu l’occasion d’échanger avec une amie de ma promo (vous pouvez la retrouvez ICI sur booknode). Je lui avais demandé si elle était d’accord pour partager avec vous, un court avis sur sa lecture. Voilà son avis :


« Personnellement, je n’ai jamais voulu faire de toi un homme. Les hommes sont tellement fragiles. Les hommes se brisent. Les hommes meurent. Non, j’ai toujours voulu faire un Dieu. »  

J’ai lu Red rising en 2016 et j’en garde un excellent souvenir. Je me rappelle l’avoir lu en 1 ou 2 jours. Les pages défilaient à une vitesse folle.
Red rising est une histoire pleine d’adrénaline, de politique et de violence. C’est une quête pour la liberté et contre l’injustice. 
Ce monde est brillamment ficelé et l’intrigue contient des rebondissements à tout les coins. 
Je conseille pleinement 
Ps: la suite est tout aussi géniale  🙂 
 

Tome suivant :

Appréciation Excellente lecture J'ai lu Les maisons d'éditions LIVRE Science fiction

Des fleurs pour Algernon de DANIEL KEYES

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Extrait audio :

J’espère que cet extrait vous plaira. ♥

Mon avis :

C’est une belle découverte livresque et une belle découverte de l’auteur. Je suis très contente de ma lecture. C’est une excellente lecture icon_love . 

J’ai lu l’édition augmenté en Lecture commune avec Les lectures d’Anneso

Est-ce que je conseille l’édition augmentée ? 

L’édition augmenté contient 3 parties : le roman, l’histoire de son écriture (autobiographie de l’auteur), et la nouvelle dont est issue le roman. Le roman m’a énormément plu. La nouvelle un peu moins car justement elle est moins développée. Cependant, il est très instructif de voir le travail de l’auteur : la transformation d’une nouvelle en roman. L’histoire de l’écriture de son roman envers et contre tous m’a beaucoup fait penser à Martin Eden et ses difficultés à publier. J’ai beaucoup accroché à ce récit autobiographique, l’auteur est sensible et attachant. Il fait preuve d’humanité

Le roman et son originalité !

En tant que lecteur, on suit Charlie : un homme de plus de 30 ans atteint de crétinisme. C’est un terme encore utilisé aujourd’hui pour désigner un Homme qui a QI faible. C’est assez affreux qu’on ait gardé ce terme surtout que l’évaluation du QI n’est pas une science exacte! 

Charlie participe à une opération qui le rendra peut-être plus intelligent. Est-ce qu’elle va marcher, telle est la question ? Charlie est tout en innocence, en gentillesse un peu à la manière de Forest Gump. Il m’a également beaucoup fait penser à Martin Eden dans son envie de découvrir le monde et d’évoluer. Je me suis beaucoup attachée à Charlie. Sa vision du monde change. J’ai un peu redouté ce changement car il voyait un monde si beau, j’aurais voulu qu’il le reste.

Une lecture qui interroge et fait réfléchir !103980 Dans ce livre, il ressort deux sujets principaux: les expériences scientifiques  et l’évaluation que l’on fait de l’intelligence. Prend-elle en compte tous les facteurs ? Est-ce que quand on est plus intelligent n’y perd-t-on pas au change ? Est-ce seulement le cas pour tout le monde?  En tout cas, si on évaluait ma sœur avec les méthodes actuelles, sont QI serait de 0. Or pour moi, elle a une intelligence qui lui est propre. Améliorer l’intelligence est-ce améliorer l’humanité ou la détruire ? 103980

Ensuite, il y a pas mal de choses du monde scientifique qui sont remises en question : comme le fait qu’il faille publier pour être un bon scientifique, que les scientifiques font preuves de détachement (sorte de protection ?) vis à vis de leur patient? Et l’expérimentation animale : je vais peut-être paraître insensible mais l’expérimentation animal pour le moment est inévitable car sinon les expériences scientifiques se baseraient sur des extrapolations. On se retrouverait alors avec des scandales pires que celui des thalidomides à tire larigot.

Certains scientifiques se sont lancés dans la modélisation pour éviter l’expérimentation sur l’animal mais malheureusement et bien heureusement, ils n’ont pour l’instant réussi qu’à modéliser les cellules (à l’aide des mathématiciens de chez Michelin). Peut être un jour arriverons-nous à l’organisme humain en entier, mais pour ça il faudrait plus de financement dans la recherche public. Car les chercheurs, dans les universités, sont payés un peu plus que le SMIC. Certains plus car ils ne sont pas que chercheur mais aussi universitaire et/ou hospitalier.

L’expérimentation animale est aujourd’hui régit par la règle des 3R :

* Reduce (Réduire) le nombre d’animaux en expérimentation.

* Refine (Raffiner) la méthodologie utilisée, ce qui implique la notion de points limites (critères d’interruption, ou « end-points »).

* Replace (Remplacer) les modèles animaux.

Une plume sensible et direct !

Les descriptions de l’auteur montre une sensibilité de l’auteur sans pour autant tourné autour du pot. Elle est fluide, précise et concise

Pour montrer l’évolution de Charlie, l’auteur a décidé d’écrire son récit sous forme de compte rendu or les premiers sont remplis de fautes d’orthographe. Puis elles vont se faire plus rare. C’est un peu déroutant au début, mais ça sert l’histoire : montre l’évolution de l’intelligence de Charlie. Ce procédé est intéressant et original. 🙂    

C’est passé à deux doigts du coup de cœur, mais quelque chose m’a manquée. Cependant, je ne serais pas vous dire quoi !  103980

En résumé : Un très bon livre! Il nous happe, nous interroge et nous instruit que demander de plus !!

Notation : 18/20

Point de vue de ma mere, une psychiatre sur ce livre : 

Des fleurs pour Algernon est un livre intéressant voire fascinant car même s’il a été écrit dans les années 50, il reste très contemporain. Il pose la question du regard des Autres sur Soi, la question de l’intelligence (et du QI), de la discrimination, de la connaissance anticipée de son destin (question hautement d’actualité avec l’augmentation des démences séniles)…

Sans avoir de formation en psychologie, en dehors d’avoir effectué une psychanalyse classique, l’auteur nous fait vivre dans la peau du déficient mental comme du génie avec un sens aigu de l’humain, de l ‘empathie ou du cynisme. En tant que psychiatre, j’ai apprécié particulièrement cette capacité « à se mettre à la place de » et de se regarder faire (Charlie le déficient qui regarde Charlie le génie, dans des moments qui ont pu être compliqués auparavant pour lui).

Même s’il y a quelques clichés (un déficient mental est aussi un détraqué sexuel), ils sont traités avec finesse et humanité. C’est la question de l’incompréhension de l’acte dû à des pulsions plutôt que de la perversité (acte subi et non pervers). D’ailleurs, la perversité requiert un QI supérieur à 70 !

Enfin, l’autre cliché important du livre (pour nous aujourd’hui) est la question du QI (Quotient INTELLECTUEL) qui ne peut résumer un être humain car il ne mesure rien en terme d’émotion et d’affect. Et l’auteur nous rappelle avec force (et ce n’est plus un cliché) que tout être humain quel qu’il soit, déficient ou génie, capable d’empathie ou non, a une dimension humaine à prendre en compte et à respecter….