Cher.e.s voyageur.e.s

Aujourd’hui, ce sera une citation d’un livre tendre, mignon et poignant : Les délices de Tokyo de DURIAN SUKEGAWA. L’adaptation est très belle aussi.

Cet extrait audio illustre très bien mon propos.

Voilà un autre extrait :

– C’est cela, oui… L’émotion. »

« Mais… pardon. Je ne peux vraiment pas vous prendre.

– Vraiment ?

– Je suis désolé. »

Tokue le regarda de nouveau fixement de ses yeux à la forme irrégulière, puis, au bout d’un moment, elle sortit de son sac un portefeuille en tissu.

« Ce n’est pas la peine.

– Pourquoi ? »

Elle aligna des pièces de monnaie sur le minuscule comptoir devant la vitre coulissante. Tous ses doigts étaient un peu tordus. Son pouce était recroquevillé vers la paume de sa main.

« Cent quarante yens, c’est bien ça ? »

Comme elle attrapait les pièces du bout de ses doigts handicapés, il lui fallut du temps avant d’en rassembler une de cent yens et quatre de dix yens.

« Écoutez, jeune homme…

– Quoi ?

– Goûtez-moi ça pour voir. »

Elle sortit quelque chose de son sac, une boîte ronde et hermétique. À travers le plastique, Sentarô distingua une masse sombre.

« Qu’est-ce que c’est ? »

Pendant qu’il prenait la boîte, Tokue s’était éloignée de la devanture.

« C’est quoi ? De la pâte de haricots ? »

Tokue, qui s’était déjà remise en marche, acquiesça d’un mouvement de tête par-dessus son épaule et disparut au coin de la rue.

Bonne écoute !

Rédigé par

Les paravers de Millina

Passionnée de livre... Fantasy, Policier et Romance :)