13 à table de collectif édition 2017

Fragment de livre en guise de mise en bouche :

– Vous m’avez dit avoir besoin de 300 000 euros, donc, dit-il en se laissant tomber sur un canapé Empire aux pieds dorés.

– 350 000, corrigeai-je.

– Pour ouvrir une charcuterie, c’est ça ?

– Euh, pas exactement, en réalité, c’est pour habiller des co…

– Ah oui, je me souviens ! me coupa-t-il. Vous êtes celui qui veut créer des vêtements pour rats !

Mon Dieu, « celui qui veut créer des vêtements pour rats » ! J’en aurais ri si je n’étais pas aussi tendu.

– Pour cochons ! precisai-je comme si c’eût été moins absurde. C’est une idée en or. On va devenir millionnaires, on va pouvoir s’acheter des Porsches avec des…

Romain Puertolas

Mon avis :

Un recueil de nouvelles comme celui-là, c’est l’occasion de découvrir de nouvelles plumes. Les nouvelles sont écrites sur le thème de la fête. Et pourtant, elles sont loin d’être rigolotes et joyeuses.
La première de Philippe Besson est sympa, je ne connaissais pas du tout sa plume et ce fut une belle découverte. Elle finit sur une note positive et inattendue. Par contre, la nouvelle de Françoise Bourdin sonnait faux et les dialogues s’enchaînaient avec peu de fluidité.
Maxime Chattam est perturbant surtout à la fin. C’est terrible.
Celle de Karine Giebel est une relecture et toujours un coup de cœur. Elle prend à la gorge. Elle est bouleversante et tellement émouvante.
Par contre, la nouvelle d’Alexandra Lapierre est franchement bof, une histoire assez creuse.
Et celle d’Agnès Martin-Lugand est pareille. Elle est un peu trop faible en émotion. Disons qu’elle est loin de décrire le côté sympa d’une crémaillère. Donc, au revoir l’évasion ! J’ai ensuite découvert Véronique Ovaldé, mais sa nouvelle est bien loin de la thématique fête. Elle est assez bizarre mais le final m’a plu : un beau message.
Romain Puertolas est sympa et drôle. C’est une bouffée d’air frais.

En résumé : J’ai fini. Je suis contente même si la plupart des nouvelles sont déprimantes. Il n’y a que quelques nouvelles qui ont su me happer en quelques lignes : Philippe Besson, Tatiana de Rosnay, Karine Giebel et Romain Puertolas.

Note : 3.5 sur 5.

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