Sauvages T3 Le chant du loup de Maria Vale

Fragment de livre en guise de mise en bouche :

Il y a quelque chose qui me gratte le dos, logé dans un creux de la roche.
— À part Mitya. Il était gentil et doux, nullement atteint par cette folie, et il était le seul sur l’île, alors je faisais tout mon possible pour le protéger, le préserver.i
— Tu l’aimais ? demande Eyulf en levant la main pour retirer quelque chose de mes cheveux.
— Mitya était plein d’espoir et de tendresse, et j’avais cruellement besoin de ça, alors j’avais besoin de lui. Est-ce que c’était de l’amour ? Je ne sais pas. Peut-être.

Mon avis :

Ce tome se concentre sur Varya, la schildere de l’alpha du onzième échelon de la meute du Grand Nord. Je l’avais déjà aperçu dans les précédents volumes. C’est un personnage plutôt mystérieux et en arrière par rapport aux autres membres de la meute. Elle reste en retrait par comparaison à d’autres protagonistes secondaires comme Eve l’alpha de la meute. En bref, elle avait éveillé un peu mon intérêt notamment car elle était présentée comme « une louve qui déteste les loups autant que les humains ». C’est alléchant !

Accrocheuse, mais difficile ! 

 J’aime assez même si je n’ai pas trop d’atomes crochus avec Varya. La distance que j’avais observée dans le deuxième tome reste présente dans ce tome-ci au moins sur les 30 à 40 % du livre. Cette distance peut expliquer que j’ai eu de grandes difficultés à m’attacher à Varya. Elle se dévoile peu à peu. Elle appartient à la meute du Grand Nord, mais en même temps, elle ne se sent pas tout à fait à sa place. Elle est la dernière survivante d’une meute de l’Arctique. Elle a un passé sombre et triste… ce qui justifie qu’elle ne se livre que petit à petit. 

Son passé resurgit simultanément à l’apparition d’un loup blanc à l’odeur de l’Arctique. Cette vue lui provoque une certaine nostalgie, un flot de souvenirs et une peur pour ce loup. Il est synonyme d’une malédiction dans l’histoire et les légendes de la meute. Va-t-elle le dénoncer ou le protéger ? La meute l’acceptera-t-elle ? 

Pourtant, c’est moins sûr. Le songeur, Victor, a beaucoup d’influence, mais également une vision assez archaïque. Ses visions de la meute pourraient desservir ce loup. Ont-ils seulement un avenir ? 

Une trame qui se complexifie !

J’ai essayé précédemment de vous présenter cette subtilité et cette difficulté. C’est une nouveauté dans cette saga. Les piliers ont été posés dans les tomes précédents. L’intrigue prend plus d’ampleur. Les rebondissements étaient prévisibles. À part pour la fin, elle m’a joliment surprise. C’est un mélange entre espoir, tristesse et mélancolie. Elle change et c’est une bonne conclusion à la saga.

En résumé : Cette saga est un peu un ovni dans le genre. La bestialité des loups de la meute n’est pas sans me faire penser à la saga de Meg Corbyn. Seulement pour le reste, le développement est surprenant et les personnages sont atypiques. 

Note : 4 sur 5.

Tome précédent :

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