Fragment de livre #122

Cher.e.s voyageur.e.s,

Je vous présenterais un extrait du livre, mais cette fois, ce sera d’une lecture passée et déjà chroniquée de façon à vous faire découvrir le livre autrement. Un extrait est pour moi la meilleure façon de se faire une idée sur un livre. Il est encore plus parlant qu’un résumé. De plus, j’ai eu quelques mauvaises surprises avec des quatrièmes de couverture. Elles étaient mensongères ou encore spoilantes. 

Aujourd’hui, je vous présente un fragment de livre de Un petit grain de sable de Petra Hulsmann :

– Si tu n’aimes pas, ça ne te dérangera pas que je termine.

Il joignit le geste à la parole alors que je le regardais bouche bée.

– Tu… tu… tu n’es pas gêné ! Réussis-je enfin à articuler. Tu n’as pas le droit de me voler ma verrine !

Le sourire de Tom se figea.

– Pourquoi pas ? Vu comme tu hésites, c’est clair que tu n’aimes pas.

– C’est à moi de décider ce que j’aime ou pas, quand bien même, ça me prendrait un siècle !

– OK, j’ai compris. Je suis désolée, vraiment.

Je comptais en silence pour me calmer. Vingt et un, vingt-deux, vingt-trois…

– C’est oublié, répondis-je enfin. Tiens, tu veux le reste ?

Je poussai mon assiette vers lui. J’aurais volontiers goûté la raviole et les rillettes de hareng mais je n’en avais plus envie, surtout face à Tom qui me regardais fixement.

– Cool, merci.

A peine eut-il enfourné la raviole que son portable vibra à nouveau. Pendant qu’il répondait à son message, j’avalai une grande gorgée de vin et l’observai. Sacrés bras, quand même! Il devait en passer du temps à la salle de muscu. D’ailleurs, à y regarder de plus près, sa tête paraissait plutôt petite par rapport à son torse.

– Tu fais du sport ? Demanda Tom en lâchant enfin son téléphone.

– Oui, je vais à la piscine et je suis un cours d’abdos-fessiers.

– Tu n’es pas inscrite dans une salle ?

– Non.

– Dommage, c’est important, dit-il en regardant mon buste. Sans muscu et sans gainage, ça va pendre de partout et c’est franchement pas sexy. Bon, là, ça va encore, mais après trente ans, il va falloir faire attention.

Si le vin n’avait pas été aussi bon, je lui aurais jeté mon verre à la figure.

Bonne lecture !

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