Le mardi sur son 31 #28

Cher.e.s voyageur.e.s,

Le principe est de présenter une citation extraite de la page 31 de ma lecture en cours. La citation est sensée être une phrase. Je préfère que ce soit un peu plus long.

Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Les bavardages de Sophie. Je participerais à ce rendez-vous ponctuellement, quand l’occasion se présentera.

Voici un extrait de la page 31 de Londres la ténébreuse T2 La bête de l’ombre de Bec McMaster :

Lena détourna les yeux, son pouls battant sourdement dans ses oreilles. Ne cours pas. S’il y avait bien une chose qu’elle avait apprise au fil des années, c’était que la peur excitait les sangs bleus et attisait chez eux une avidité incontrôlable.

Elle perçut un mouvement dans la foule : ses cheveux blonds, pâles et brillants. Il la suivait. Lena se hissa sur la pointe des pieds. Où était donc passée Adele ? Parfois, il fallait compter sur la sécurité du nombre.

Si Colchester était d’humeur à jouer selon les règles.

C’était un duc, après tout, à la tête de l’une des sept grandes Maisons qui dirigeaient la ville. S’il avait envie de la prendre ici et maintenant, personne n’oserait dire quoi que ce soit. Son gardien, Leo, le seul homme qui possédait la force de contrer Colchester, avait assisté à la réunion à la Tour d’Ivoire, pour représenter son père, le duc de Caine.

Lena se fondit dans la masse, un sourire plaqué sur le visage. La peau de sa nuque la picotait. Elle leva son verre pour tenter de saisir le reflet de Colchester, mais la foule était trop compacte.

Bon sang. Elle jeta un regard par-dessus son épaule.

Une assemblée dense se pressait en riant autour de la marionnette mécanisée. Aucun signe de Colchester.

Bonne lecture !

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