L’Exil des Anges de GILLES LEGARDINIER

Fragment en guise de mise en bouche :

Valeria ne broncha pas. Peter se tourna vers elle. Il ne voyait pas son visage, masqué par ses cheveux. Il se pencha. Elle pleurait.

– Et alors ? dit-il en lui prenant la main. Qu’est-ce qui te met dans un état pareil ?

Elle s’abandonna contre lui sans répondre.

– C’est pas grave si toi non plus tu ne peux pas courir comme le jogger… plaisanta-t-il gentiment. Si ça se trouve, au bot du chemin, un loup ou le monstre du loch, va le bouffer. La région est bizarre, tu sais…

Blottie entre ses bras, elle sanglotait.

– Qu’est-ce que je dois faire ? gémit-elle.

– T’arranger pour que Diego ne nous surprenne pas comme ça, sinon il va me courser pour me taper et je viens de te dire que je ne sais pas courir… Tant pis, ça me fera trois semaines d’hôpital.

Valeria pouffa de rire entre deux sanglots.

– Je ne sais pas ce qui nous arrive, dit Peter plus gravement. Mais je suis sûr que fuir ne servira à rien.

Une première goutte tomba sur son épaule. La pluie arrivait. Ils restèrent pourtant encore longtemps l’un contre l’autre, perdus dans leurs pensées. Ici, malgré la pluie, malgré le vent, ils étaient au calme. Ils auraient presque pu se croire en sécurité.

Mon avis :

J’ai très vite plongé dans l’histoire, dès que je lis 2 pages, j’y replonge sans problème. C’est franchement top.
Catherine et son mari sont des physicophysiciens. Ils se sont retirés en Ecosse et sont sortis des radars. Pourquoi ? En quoi consiste leur travail ? En tout cas, leur travail doit être important car il intéresse pas mal d’Agences en trois lettres…
Quand Catherine et son mari meurent en plein milieu d’un aéroport dans des circonstances douteuses et que leur ami Greg efface leurs travaux. On croit avoir le mot de la fin, mais…
L’auteur nous emmène 20 ans plus tard, la.e lectrice.eur suit Valéria une jeune espagnole. Chaque nuit, ses rêves sont hantés par une église. Ce n’est qu’un rêve n’est-ce pas ? Enfin, c’est ce qu’elle pensait jusqu’à ce qu’elle découvre cette église sur un prospectus de voyage en Ecosse. C’est décidé, elle part. Et elle n’est pas la seule dans son cas. Elle va rencontrer Peter, un jeune hollandais cherchant la même église. Il est d’abord méfiant, il finit par se livrer, lui aussi a rêvé de celle-ci. Ils ne se sont pourtant jamais rencontrés, ils n’ont jamais mis les pieds en Ecosse. Comment peuvent-ils partager le même rêve ?
Ces deux affaires sont-elles liées ?

Thriller atypique !

Il est dans la même veine que Nous étions les hommes de l’auteur, même si ce thriller s’inscrit plus dans l’anticipation. Ces romans sont souvent tournés vers les avancées scientifiques et la médecine. La thématique ici tourne autour du fait de n’avoir qu’une seule vie et que notre mémoire s’éteint avec celle-ci. C’est triste et si on pouvait y remédier qu’est-ce que ça donnerait ? J’ai bien aimé la plume de Gilles Legardinier car, comme à chaque fois, l’immersion est totale. Cependant, je n’ai pas été tout à fait conquise par l’intrigue, peut-être est-ce dû au synopsis qui en dit trop. Elle a un petit côté complotiste à la X files.
Par contre, le dénouement est plus qu’à la hauteur de mes attentes et peu habituel chez l’auteur.

En résumé : C’est une bonne lecture. Les personnages me plaisent toujours autant car on peut faire confiance à l’auteur pour qu’ils soient humains avec de bons sentiments mais aussi des défauts. Les thrillers de Gilles Legardinier sont vraiment atypiques, il faut aimer.

Note : 3.5 sur 5.

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4 commentaires

  1. Il vient de rejoindre ma wishlist.
    Gilles Legardinier est un auteur dont j’entends souvent parler mais dont je n’ai jamais rien lu. Il faudrait quand même que je remédie à ça 🙂

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