Cher.e.s voyageur.e.s,

Je vous présenterais un extrait du livre, mais cette fois, ce sera d’une lecture passée et déjà chroniquée de façon à vous faire découvrir le livre autrement. J’ai un peu changé le principe. Pourquoi ? parce que je trouve qu’un extrait est bien plus parlant qu’un résumé et surtout que certains résumé sont trop spoilant ou mensonger.

Aujourd’hui, je vous présente un fragment de livre de Tout en haut de ma liste d’Emily Blaine :

– La séquence « aveux honteux ». J’ai dit ce que j’avais sur le cœur, à vous de me parler !
– Oh… Euh… Franchement, il n’y a pas grand-chose à dire sur moi. J’ai bien aimé vos messages aussi. Je craignais que… non, en fait c’est stupide, s’arrêta-t-elle en levant les yeux au ciel. Vous allez vous foutre de moi.
– Vous avez cinq coups d’avance sur ce sujet. Stella, mon ego est agonisant et je suis transi de froid : j’ai besoin de votre aveu honteux pour redorer mon blason.

Elle éclata de rire et se mordit la lèvre inférieure. Puis, elle prit une profonde inspiration et me lança un regard inquiet.

– Je craignais… de tomber sur une espèce de gros lourd poilu, avec des mains plus énormes que ses pieds et…
– Et ?

J’adorais la cuisiner. Je tenais ma revanche sur ses railleries me concernant. Elle était terriblement embarrassée, et nous échangeâmes un regard où elle abdiquait enfin. Embarrasser cette femme était un passe-temps agréable : son corps la trahissait tout le temps. Je me demandais vaguement si elle savait mentir.

– Et j’imaginais ce mec se pencher sur mon carrelage et révéler… vous savez… ses fesses et tout le reste. Et maintenant j’ai Mason Graham dans ma voiture.
– Mes mains ne sont pas plus grosses que mes pieds. Quant à mes fesses, comme je vous l’ai dit, elles vont bien et j’ai pris des caleçons. Désolé, ajoutai-je dans un rire, mais vous ne verrez rien.

– Je suis vraiment déçue, répondit-elle en se concentrant sur la route.
– C’est presque un compliment. Méfiez-vous, je vais y prendre goût.
– C’est vrai. Il faut donc que je vous dise que votre dernier film était franchement mauvais.

Elle ne m’apprenait malheureusement rien. Les critiques avaient été acerbes, et j’étais loin d’être satisfait du résultat final. Stella prit une route cahoteuse sur la droite. Nous nous éloignions de plus en plus de la civilisation, et les maisons se raréfiaient au profit de l’épaisse forêt de sapins. Le pick-up émit un gémissement plaintif, mais Stella resta les yeux rivés sur la route.

Bonne lecture !

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