Cher.e.s voyageur.e.s,

J’ai modifié le rendez-vous premier paragraphe et je me suis rendue compte que ma nouvelle version et très similaire à celle du rendez-vous premières lignes créées par Ma lecturothèque d’où le changement de nom. Je reprendrais le nom de « premier paragraphe » pour les devinettes littéraires car le principe est un peu différent.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. 

Je partage avec vous la première page du livre version numérique d’une de mes lectures présentes Pax Deorum T1 Il était une fois Rome de Cédric Plouvier :

« 355 ab V. c3. Aprilis.
398 avant J.-C. Mois d’avril.
 
Il courait d’un pas suffisamment rapide pour que l’on devine son inquiétude. Il enjamba une pierre, puis deux et sauta au-dessus d’un ruisseau dont le filet se perdait un peu plus loin dans de grandes herbes. Le soleil était encore haut dans le ciel et brillait de tous ses traits en ce milieu d’après-midi. Pour autant, on n’entendait aucun oiseau. C’était comme si la nature avait décidé de se taire. Seuls ses pas et les cailloux que lançaient ses crepidae4 à tout vent, rompaient le silence général dans lequel tout ce paysage semblait être plongé. Au loin pourtant, des arbres s’agitaient. Un vent sec et frais s’était levé et commençait à caresser son visage, sifflant dans ses oreilles presque moins vite que le battement de son cœur.
Decimus Mortelinus s’arrêta net, posa la paume des mains sur ses cuisses et tenta de reprendre son souffle. Il avait beau être jeune, une douzaine d’années tout au plus, cela faisait plusieurs milles5 qu’il courait sans s’arrêter, au point qu’il avait l’impression que son cœur allait lâcher. À ses pieds, son fidèle Talus6 aboyait frénétiquement, comme pour l’encourager à reprendre sa route. C’était un ombrien, une sorte de chien de troupeau au pelage blanc et au poil mi-long, originaire d’Ombrie comme son nom l’indiquait, une région au nord de Rome.
Le garçon fit un geste d’agacement et leva les yeux au ciel. Il dégagea quelques longues mèches brunes qui gênaient sa vue et qui tombaient naturellement sur ses tempes et ses oreilles, venant lécher son cou et sa nuque un peu plus bas. La journée avait été belle et sans se poser plus de questions, il avait décidé d’emprunter la première route à la sortie de Rome en direction du sud-est tôt ce matin, un bâton à la main. »

Bonne lecture !

Un commentaire sur « Premières lignes #97 : Pax Deorum T1 de Cédric Plouvier »

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