Fragment de livre en guise de mise en bouche :

– J’espère que ce qu’y a là-dedans est pas pulvérisé, grogna-t-il en grimaçant alors qu’ils tiraient l’étrange caisson sur le sommet du transporteur.
– Ça, on le saura pas avant d’ouvrir, lui répondit Lyonh qui avait lui aussi lâché leur fardeau et l’observait avec un mélange de curiosité et d’espoir.

De mystérieux mécanismes cloquaient la longue « cantine ». Un écran pulsait sur un des côtés, sur lequel s’affichaient des chiffres et des symboles dont aucun des deux garçons n’était en mesure de deviner le sens.

Un gros bouton apparaissait sur un des panneaux, pas très loin du moniteur, un gros bouton qui ne pouvait que commander l’ouverture de l’engin…

– Et on ouvre quand ? demanda Jal en reprenant son souffle.
– Maintenant.

Joignant le geste à la parole, Lyonh frappa le gros bouton en saillie de la paume de la main.

– T’es malade ! s’exclama aussitôt Jal, catastrophé. Tu sais pas ce que ça fait. Si c’est un mécanisme d’auto… 

Il se tut, alors qu’un étrange bourdonnement s’élevait du caisson, que les motifs, sur le côté, se modifiaient, se faisaient plus frénétiques.

Les deux amis s’écartèrent. Une sonnerie retentit. Le container s’ouvrit avec un sifflement ténu. De la vapeur s’en échappa.

Le couvercle se souleva lentement, bascula, pour dévoiler…

Les yeux de Jal s’écarquillèrent, alors qu’il murmurait :

– Une fille. 

Mon avis :

Ce livre se lit très facilement, les chapitres s’enchaînent. Les éléments science-fiction fantastique m’ont bien plu notamment après avoir lu la postface explicative. C’est bien construit sur des bases biologiques plutôt fondées. Mais j’avoue qu’il y a quelques petites choses qui sont venues déranger ma lecture. Commençons par l’histoire !
Comment serait le futur !
En 2120, l’argent n’est plus la monnaie d’échange mais des batteries. L’énergie vaut le coup que l’on se batte pour elle. Lyonh et Jul le savent bien. Lyonh est particulier, pas tout à fait humain, un petit peu félin et ce n’est pas une expression. Il est agile et plus fort qu’un humain normal, mais personne ne doit le découvrir. Au retour d’un combat, il rencontre un train grande vitesse craché. En fouillant le squelette du train, il trouve un caisson électronique contenant une jeune fille. Elle ne se souvient malheureusement de rien. Qui est-elle ? Pourquoi autant de drones la recherchent ? Pourquoi est-elle aussi rapide ?
Un trio particulier !
Je n’ai accroché qu’à Jul. Je n’ai pas ressenti d’émotions ni d’atomes crochus pour eux. Certaines choses m’ont perturbées.
Lyonh est le costaud du groupe, un peu brute de décoffrage.
Jul est réfléchi, aimant, et un vrai artiste. Il est très doué pour le dessin. Il a un beau carnet de dessin. Son âme sensible m’a beaucoup touchée.
Yoko est trop douée, trop forte, trop rapide…. Bref, il y a vraiment trop de trop. Même si elle apporte un petit côté féministe car cette héroïne est capable de se battre pour elle-même sans aide extérieure.
Des choses que je changerais bien !
La postface devrait plutôt être une préface, car elle explique bien le monde. Elle est très pédagogique et explique le futur dépeint par l’auteur. Il a créé un monde futuriste intrigant et réaliste.
Un autre point qui m’a chagrinée, c’est le carnet de dessin de Jul. Dommage que les dessins ne soient pas répartis dans les moments clés du roman.
J’avoue qu’il me manquait un petit glossaire pour expliquer certains termes.

En résumé : C’est une bonne lecture, avec une plume entraînante et de bonnes idées.

Note : 3.5 sur 5.

3 commentaires sur « Yoko T1 de JEAN-LUC MARCASTEL »

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