Fragment de livre en guise de mise en bouche :

Ce n’était là qu’un petit bout du débat mondial sur la barrière mobile de l’essentiel, dont la position dépendait aussi de spécificités culturelles, de pratiques perçues comme telles : pourquoi autoriser la vente de frites en Belgique, de vin en France, de vélos en Allemagne, de drogues aux Pays-Bas, demandait le Washington Post à la mi-mars ? Aux États-Unis, déplorait un journaliste de Foreign Affairs acquis à la cause française, les Américains s’inquiétaient juste de savoir s’ils pourraient acheter des armes à feu. Vision hautement stéréotypée de la Vieille Europe et du Nouveau Continent, que les lecteurs et les professionnels américains ont aussitôt démentie.

Mon avis :

J’avoue que cette thématique m’intriguait énormément. Aussitôt acheté presque aussitôt lu ! Après avoir entendu les grands éditeurs crier au loup dans la presse, j’étais bien décidée à en savoir davantage. Est-ce que le monde de l’édition allait si mal ? Cet essai nous permet de développer plusieurs points : le marché du livre, librairies indépendantes, maisons d’édition petites et grandes… Bref, toute la chaîne du livre est étudiée.
L’auteur met en avant le fait que le problème soulevé par le confinement ne date pas d’hier. Entre la surproduction de livres, le manque de solidarité entre éditeurs et libraires, le monde du livre était déjà en mauvaise posture depuis plus de 10 ans. Tout problème a une solution et l’auteur nous montre différentes voies/idées empruntées par le secteur pour éviter de couler.  Mais ont-elles réellement été mises en place ? partiellement ou dans la totalité ?
Cet essai est rédigé comme un article de journal avec une riche bibliographie de sources différentes.
La France n’est pas la seule à être passée à la loupe.
La lecture est fluide même si certains concepts sont complexes. J’ai dû parfois relire des paragraphes entiers pour être sûre de tout comprendre. Je pense que je relirais certains points.
J’aurais aimé avoir un chapitre axé sur le livre numérique pour savoir si les ventes avaient stagné ou pas. C’est un point que j’aurais aimé que l’auteur développe plus.

Note : 4 sur 5.

4 commentaires sur « Le Livre au temps du confinement de TANGUY HABRAND »

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