Fragment de livre ūüďĖ #61

Coucou tout le monde,

Je voulais partager avec vous cet extrait de L’appel de la for√™t de Jack London. Il m’a bien fait rire:

‚ÄĒ¬†Ah¬†! brutes de paresseux¬†! C‚Äôest moi qui vais vous faire marcher¬†! crie Hal furieux, faisant claquer son fouet.

Mais Mercédès s’interpose soudain et le lui arrache des mains.

‚ÄĒ¬†Je ne veux pas qu‚Äôon les batte¬†! s‚Äô√©crie-t-elle avec une moue enfantine. Les pauvres ch√©ris¬†!‚Ķ les chers mignons¬†!‚Ķ Hal, il faut me promettre de ne pas les toucher du bout du fouet de tout le voyage, sans quoi je ne pars pas‚Ķ

‚ÄĒ¬†Oui-da¬†; on voit que vous vous entendez √† mener les chiens, fait son fr√®re avec ironie. Laissez-moi tranquille, voulez-vous¬†? Je vous dis que ce sont des paresseux et qu‚Äôil faut les rouer de coups pour en obtenir quelque chose. C‚Äôest le seul moyen, tout le monde vous le dira. Demandez plut√īt √† ces hommes.

Mais Mercédès, par son expression boudeuse, exprima la vive répugnance que lui inspiraient ces grossiers procédés.

‚ÄĒ¬†Voulez-vous que je vous dise¬†? reprit un des hommes. Vos b√™tes sont faibles √† ne pas tenir debout. Elles sont fourbues. C‚Äôest un bon repos qu‚Äôil leur faudrait.

‚ÄĒ¬†Au diable le repos¬†! fit Hal avec humeur.

Et Merc√©d√®s se rangeant aussit√īt √† son avis¬†:

‚ÄĒ¬†Laissez-les dire¬†; ne faites pas attention √† eux. C‚Äôest √† vous de mener vos b√™tes comme vous l‚Äôentendez, s‚Äô√©cria-t-elle d‚Äôun air de d√©dain.

J’esp√®re que cet extrait vous aura plu.

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